Michaeljacking

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MICHAELJACKING [maɪkəldʒækɪŋ]
n. m. (XXe siècle, de Michael Jackson, 1958-2009, vedette de la chanson noire, puis blanche, également célèbre pour son mode de vie dispendieux et ses supposées pratiques pédophiles).
Le fait, pour l’entourage personnel et professionnel d’une célébrité, de ne pas intervenir dans les choix personnels et professionnels de cette célébrité afin de tirer plus de bénéfices de l’exposition médiatique engendrée par les rumeurs, les échecs et les actes condamnables que de ses succès, de son vivant mais aussi à titre posthume.
Voir aussi : ladydisme

Ici et , j’ai déjà eu l’occasion sur playpause de dire ce que je pensais grosso modo de ce monument pipolo-musical. L’hystérie prévisible qui a entouré sa mort et le soudain intérêt que j’ai ressenti sont déjà un peu retombés.
Mais la saga MJ ne fait que commencer et c’est pain bénit pour tous ceux qui ont vécu sur le dos de la bête (de scène) jusqu’à sa mort : sa famille, son entourage professionnel, les médias, les maisons de disques, tous ont déjà sauté sur l’occasion pour s’enrichir un peu plus, sans s’arrêter une seule seconde pour se demander s’ils ne sont pas responsables, complices actifs et passifs, de sa déchéance visible et déplorable… Avoir raté sa vie personnelle fait-il de lui un plus grand artiste ?

D’un point de vue astronomique, le King of Pop aura été une étoile comme une autre : après avoir brillé, il s’est ratatiné sous la forme d’une naine blanche avant de s’effondrer… Et le selon le cycle de l’évolution des étoiles, vient ensuite le dernier stade : la naine noire.
Comme quoi, malgré toutes les opérations que tu t’es infligé, tu aurais dû le savoir, Michael, on n’échappe jamais vraiment à son destin.

Michael Jackson invented almost everything about contemporary superstardom, from music video to tabloid fueling. But he never second guessed that his show business genius would burn him out and that he wouldn’t be the one who would make the most profit out of it. The michaeljacking started when he was a kid, with his father, and carried on until his death: managers, lawyers, doctors, housekeepers, reporters, drug suppliers… everybody in the King of Pop’s circle made a living out of him, his talent and his painful oddities. And it seems, as far as we know, that nobody was ever able to make a real intervention and help this poor man live a better life. Support the person or spur on the persona, there was the dilemma.

Now that he’s dead, let the ladydism begin, and the crooked celebrity is slowly turning into a sanctified icon. Classic rehabilitation for a seriously ill guy, who liked to play nice in front of the cameras and scream « I Love You » when it was obvious that he didn’t like himself. I’m sure, though, that we’ll get sick & juicy stories in the coming years. And like Marilyn Monroe and Elvis Presley, each of his missteps will finally get an explanation, a justification and finally an excuse.

Astronomically speaking, Michael Jackson was just another star: the bright and shining hypergiant consumed all its energy, collapsed into a white dwarf and died. Which leads us to the final question: do dead stars still shine?

The Jackson 5 – Dancing Machine (Miami mix)

Do they say « plastic surgery » because it makes you look plastic?

(Picture from Ebony Magazine, 1985, via Orangehouse)
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"My complication had a little complication"

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Michael Jackson's screamLe ridicule ne tue pas, sinon Michael Jackson serait déjà mort.
Mauvais disques, mauvais concerts, mauvaise figure, come-back(s) raté(s), il ne nous a rien épargné, le pauvre…
L’enfant prodige des Jackson 5, ce petit noir qui n’a voulu ni grandir ni rester noir, s’enfonce inexorablement dans sa déchéance immorale et pathétique. Et il en remet une couche, à l’occasion des fêtes de Noël et de ses déboires financiers et judiciaires, en sortant The Ultimate Collection, qui reprend les tubes déjà compilés sur HIStory en 1995, rassemblés aussi sur les Greatest Hits parus en 2001, suivis de près par Number Ones en 2003… Jacko fourgue des Best of plus souvent que Microsoft n’ose updater ses logiciels.
Je suis mauvaise langue : ce coffret avec plein de CD dedans comprend aussi un DVD de sa tournée Dangerous Tour, qui remonte à (ouh là là ça ne nous rajeunit pas) 1992. J’avais assisté à un de ses concerts parisiens (hippodrome de Vincennes ? Longchamp ?) et constaté avec dépit l’abondant recours au playback, qui, somme toute, avait un meilleur rendu sonore que ses poussifs couinements live.
Sinon, pour tuer le temps, et à condition de couper le son, le clip de Scream se laisse regarder avec plaisir. Tout comme l’étonnnante « reprise » en Lego du mythique Thriller.
Mais aujourd’hui, on écoute un medley rigolo de Billie Jean et Beat it, repris par le touchant Mathieu Boogaerts.

I saw Terry Gilliam’s Brazil again, the other night, with great pleasure and excitement. I had forgotten almost everything of this movie, especially the unhappily bitter ending. Even though Jonathan Pryce’s Sam Lowry is a very endearing character, as most of Gilliam’s heroes, it makes the punchline stronger,
And the best line from the movie inspired me the Michael Jackson thing. In the film, Mrs. Terrain is a victim of her plastic surgeon, unlike Jacko who is more probably a victim of his own Peter Pan syndrom. The little black singer who didn’t want to grow neither old nor black. He now has lost his color and even his nose, his credibility, his voice, his grace.
I’m not even talking of what he did with/to the young boys he was « lying in bed » with. Scary monster, as we can see in Thriller (Lego version here). Had he foreseen his own decay ?
He has also turned into an everlasting Best of dealer. Featuring Scream (worth a look without the sound), first came out HIStory in 1995. Then Greatest Hits in 2001. Shortly followed by Number Ones in 2003. As if he had made such numerous and big hits in the last ten years, as if he had done anything good since Bad… His only successful release must have been You rock my world, which sounded like a Whitney Houston cover.
So today’s track is a MJ cover, by French pop-folk chanteur Mathieu Boogaerts. Touching and funny.

Mathieu Boogaerts – Beat it / Billie Jean