Moodboard 2010-2019

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🇫🇷 La plus 2019 des années 2010 : Rosalía

Je l’adore. Pas nouvelle cette année, pourtant, la musique et la présence de Rosalía incarnent le renouveau de 2019. Les lyrics en anglais sont dépassées dans la pop, it’s a fact.

Ce qui convient désormais, c’est du catalan comme dans Milionària, du coréen (je suis passé largement à côté du train K-pop) ou la novlangue d’Aya Nakamura. Je ne serais pas surpris que la série inspirée du Seigneur des anneaux, ou tout autre univers de fiction doté d’une langue construite, inventée, ne finisse par donner naissance à des hits. Finalement, un tube, c’est un mème musical : tout est bon à prendre à ce compte et la culture passée à la moulinette du web ouvre de nouvelles possibilités.

En tout cas, il est loin le temps des Beatles « Baby, you can drive my car / Yes, I’m gonna be a star ». Regardez comme Lady Gaga s’est archi-vite ringardisée avec ses onomatopées de nouveau-né WASP épileptique.

De Gangnam Style à Despacito, le Top 50 mondial n’a jamais été aussi polyglotte. Et ce, malgré Taylor Swift, qui est aussi un marqueur de la décennie (DAMN IT).

Chose étrange, cette internationalisation des référents musicaux n’a pas ouvert de nouveaux horizons politiques. On est allé directement du Printemps arabe au Brexit sans passer par la case We Are The World. Pas de protest song 2.0 : non, maintenant, la jeunesse fait des détournements de tutos sur Tik Tok. On retiendra toutefois que la valeureuse MIA s’est exprimée en chanson sur le thème des migrants, U2 aussi entre autres. (La candidature de la France à l’Eurovision, avec Mercy, c’était un gros WTF).  Et on a pu compter au final sur Madonna pour défendre les gays, les Juifs, l’Islam, les femmes battues et d’autres opprimés dans une seule et même chanson.

Même Joan Baez prend sa retraite, alors…

🇬🇧 Dead people

Prince. I remember so well when I learned his passing. Nice evening. I was riding back from work and my phone kept buzzing (I have since disabled most news notifications, the Tens were such a mess about that too), so I checked it at a red light, close to the Opera, and he was declared dead. It took me a few breaths to take it in. Went back to that moment, a couple of days before, when I learned that he’d had a stroke or something: I thought « Oh no, not you, not now ».
Then again, I thought « Oh no, not you, not now ».

Back home, I listened to his music, sipping wine.
Shit.

Think of it, even Lauren Bacall was still (but) alive at the beginning of the decade.
Gil Scott-Heron.
Sylvia Robinson, Etta James, Whitney Houston, Donna Summer.
Donald Byrd, Yusef Lateef.
Gustavo Cerati.
Bowie.
Then, it was George Michael.
Then, it was Jeanne Moreau 💔.
Then, it was Aretha.
And Michel Legrand.

Those years are gone.

🇫🇷 La dance molle et les chanteuses à voix de petite fille

Ça a commencé dès 2010, avec Nightcall de Kavinsky.

Puis, dans la lignée de James Blake (aussi une des révélations de la décennie), mais en plus accessible : Flume, Kygo, Fakear, Petit Biscuit… tous ces nouveaux venus qui se sont vite fait un nom et qui ont fini par tous se ressembler.

En parallèle, Robyn, Nicolas Jaar, Disclosure, Four Tet, Caribou, Metronomy, Maya Jane Coles, Tycho, The Avalanches, Neon Indian, Unknown Mortal Orchestra, Boards of Canada, Nicola Cruz, Pacific Coliseum [qui fait le lien avec la vaporwave, cf. plus bas], Mark Ronson, jusqu’à Helado Negro encore cette année, ont tous apporté leur touche plus ou moins indé / underground à cette vibe. Pour calmer tout le monde et pousser le bouchon, Burial sort une compile 2011-2019, qui résume un peu tout ça. Bref.

Sont venus les hits tendance hyper régressive, des productions pas violentes et enveloppantes, des intonations rassurantes et chuchotantes, des tubes-doudous qui donnent autant envie de twerker qu’une comptine (cf. Abra, plus bas).
Du guilleret Rather Be avec la voix mielleuse de Jess Glyne, à Goodbye de Feder et son gimmick à la mandoline, sans oublier l’immanquable Lean On de l’immanquable Major Lazer, on n’a jamais dansé aussi sagement.

Katy Perry a enterré le game. Déjà, le retour de Daft Punk avait été mou du genou, hein… Un des clous dans le cercueil de cette vogue aura été Feels par le combo Calvin Harris / Katy Perry (encore elle) / Pharrell et Big Sean, une soupe aux featurings réchauffés. Même Clairo s’est perdue, passant d’une pop super lo-fi, aux multiples influences, à un trip plus indus assez laid à l’oreille.

La dance est redevenue plus VNR (trop pour certains), comme récemment avec ce truc chelou et pêchu de Four Tet (ironie de l’histoire, le sample date de 2006), pendant que perdurent encore quelques clichés beauf et big room, hantés par le fantôme d’Avicii, avec du gros son pour festoche où un couillon fait semblant de tourner des boutons devant une foule de kids super high.

La nonchalance est restée, elle a muté : avec la transformation des beats hip hop et r’n’b en trap, la deuxième moitié des années 10 a ouvert la voie à une version urbaine de la dance molle, cette fois mumble-rappée par des gamins de 20 ans avec des couteaux ou des lettrages dégueu tatoués sur le visage.

Ou minaudée par Ariana Grande.

🇬🇧 Music on screen

Musical documentaries were quite a thing. It started with the excellent Searching for Sugarman which made me rediscover Sixto Rodriguez, then there was Twenty Feet from Stardom (that Gimme Shelter moment is unforgettable), and then Netflix arrived with What Happened, Miss Simone?, Quincy and Homecoming.

In 2019, I litterally wept non-stop through Aretha’s Amazing Grace. For 2 hours. I still get goosebumps when I think of it.

Among other musical emotions at the movies, I’ll remember Barbara by Mathieu Amalric, Only Lovers Left Alive by Jim Jarmusch, Inside Llewyn Davis by the Coen brothers, Modern Love in Frances Ha, Xavier Dolan’s Les Amours imaginaires, Tom à la ferme & Mommy soundtracks (still not my thing, Céline Dion sure won the 2010s too), the awesome Doof Warrior, half-guitarist, half-flamethrower, in Mad Max: Fury Road, the 9 minutes 49 seconds progression of Light of the Seven in GOT season 6 finale, Preciso me encontrar by Liniker in Netflix Brasil’s 3%Skyfall opening credits, Harry Nilsson’s Without Her at the end of Victoria (echoed by Harry Nilsson’s Gotta Get Up in Russian Doll), Le Temps de l’amour in Moonrise Kingdom‘s so cute dance scene (mirrored by the Settin’ The Woods on Fire by Hank Williams in The End of The F***ing World), the Italian canzone in Call Me By Your Name and Adam Driver torch singing Being Alive at the end of Marriage Story.

And despite all the hate, I really enjoyed Vinyl, the HBO series, especially the giganormous two hour long pilot directed by Martin Scorsese. I really wish there had been a season 2 in order to dig more into disco and fix what The Get Down missed too.
Inexplicably, both shows were somehow wrong about what disco sounded like in the beginning.

🇫🇷 Beyoncé

Impossible de résumer l’improbable OPA de Queen B sur les années 2010. Elles sont passées très vite, et sans doute il faudra du temps pour digérer ce qu’elle a apporté, dans le maelstrom qui nous a conduit d’Obama à Trump.

Du suave (et mésestimé par moi-même à l’époque) 4 au phénoménal Lemonade, sans oublier la séminale surprise de Beyoncé en 2013, elle s’est imposée comme la star indépassable de l’époque, par ses performances, la prise de contrôle de sa persona à un niveau jamais égalé, sa plastique, son féminisme empowered et finalement son omniprésence.
Cette vedette est ce que l’industrie musicale a fait de mieux pour se racheter d’avoir engendré Michael Jackson.

J’aurais pu choisir un de ses plus gros coups de cette période Drunk In Love, parce que ça me fait toujours penser à Björk et à Ella Fitzgerald en même temps. Le truc, c’est que l’en même temps, c’est devenu compliqué.

Donc, puisqu’il est question ici de Prince et de tous ces RIP, The Beautiful Ones me paraît fort à propos.
(la 2e partie du clip, en revanche, c’est selon…)

🇬🇧 Rihanna

One of the most iconic songs of these years, and a damn good one.

I mean, RiRI crossovered Britney Spears, Shakira, Calvin Harris, Paul McCartney, Drake, fashion and Instagram. And she brought Diamonds (another Top ’10 song) to pop like Greta Thunberg a voice to the planet, like blah blah blah.

(Hey, that’s meta: « iconic » is one the words that has emerged since 2011, check Google Trends.)

🇫🇷 Kanye West

Dérouleur de beats.
Poopy-di scoop.
Génie pour certains.
Scoop-diddy-whoop.
A dansé le Floss avec Jay-Z bien avant Fortnite.
Whoop-di-scoop-di-poop.
Troll bipolaire qui penche vraiment trop à droite.
Poop-di-scoopty.
Mari de Kim Kardashian. (Putain de souvenir des années 10, ça aussi !)
Whoopity-scoop, whoop-poop.
Infréquentable mais respecté.
Poop-diddy, whoop-scoop.

Poop, poop.

🇬🇧 Abra

Among all the fresh faces from the Twenty-Tens, Abra holds a special place. The unexpected childling of Janet Jackson, rougher than AlunaGeorge, less creepy than Billie Eilish, less dool-like than Kali Uchis, fierce, influent and still underground.
Featured on Solange’s and Toro Y Moi’s latest albums, two artists among my loveyou’s of the decennary.

🇫🇷 Gainsbourg


Outre ce nouvel inédit, Lola Rastaquouère écoutée tant de fois et encore redécouverte très récemment dans cette version étirée au possible (le passage à partir de 7’11 » 👍), ce qui me vient en premier, c’est We Love Green, où j’ai vu Charlotte pour la première fois en 2018, parce que cette pelouse, par un intime et intérieur colimaçon, représente aussi d’autres choses dans ma vie.
Sans rentrer dans les détails, la conclusion, c’est que la musique est restée un gilet de sauvetage extrêmement fiable pendant ces 3645 jours. Notamment celle de la famille Ginsburg, ça remonte aux premières imprégnations quand j’étais gamin, et en dépit des tentatives du cher Lulu.

Depuis Gainsbourg, vie héroïque en 2010, de la réédition augmentée de Melody Nelson, à l’excellent Rest, en passant par l’intime journal de Jane B. en 2019, la galaxie Gainsbarre m’aura plus régalé que le hachis parmentier des Skywalker. Real people are real.
(Bon, ok, j’avoue, Baby Yoda, je craque comme tout le monde.)

🇬🇧 Out my mind, just in time

How can anyone live without Erykah Badu? Her power, her voice, her poetry?
I saw her, again, two or three times in the ’10s.

Among others, the artists I saw the most are Janelle Monáe, Björk (putain, j’ai vu Björk au Fuji Rock Festival 2013), Beyoncé, Madonna (can’t forget the intensity of La Marseillaise sung by the whole Bercy arena, a few weeks after the Bataclan attacks), Prince…
and Midnight Magic, my favourite live act of the decade.

Life is a circle: this love-breakup-rebirth song has been a personal staple in f%ing ’10 and in f#ing ’19.

Don’t ask, just listen through it. Again and again.

🇫🇷 Frank Ocean

Ce mec mérite tous les likes (encore un symbole des années 2010-2019) du monde.
Vas-y Franky, t’es bon. Merci pour ta musique, et surtout pour Pyramids à 1’11.

🇬🇧 Vaporwave

Call it future funk, call it nu disco, call it seapunk, call it post-trip hop, call it the next step after DJ re-edits (this subgenre, which originated with reggae and disco, peaked between 2007 and 2012)… Whatever, it’s an all new continent of sonic rehashing and digital reworking, sometimes including Microsoft Windows easter eggs. The spoils of digital native and 80s/90s (soon 2000s) nostalgia subculture. Flourishing, exciting, unhinged, glitched, screwed and chopped. So much fun.

I’m still wondering what the 2010 kids will be covering or sampling in 15 years. Snapchat and Android notifications maybe?

🇫🇷 Du piratage au streaming

On a globalement arrêté d’acquérir de la musique. Sauf en vinyle ou en cassette, mais au fond, c’est avant tout « pour l’objet ».
Et, perso, de temps en temps sur bandcamp.

On ne la vole (allez, presque…) plus non plus, depuis la neutralisation spectaculaire de Kim Dotcom en 2012.

Petit à petit, on est tous devenus abonnés.

A Spotify quand on est dans le camp des gens cools, à Amazon quand on n’est pas regardant sur le marchand, à Apple Music quand on est snob, à Tidal quand on est ultra-snob, à Deezer quand pourquoi pas…
Ou alors utilisateur de Youtube quand on est trop jeune pour avoir une carte bleue, quand on veut accéder au plus grand catalogue (covers pourries, bootlegs et morceaux officiellement reniés par l’artiste inclus), quand on n’a pas envie de payer pour écouter un truc qui est gratuit ailleurs ou qu’on s’en fout de bouffer le même pré-roll plusieurs fois par jour pour écouter en boucle Bim Bam Boum.

Cette évolution est en train de rendre obsolète les concepts d’album et de single. La consommation numérique de la musique a aussi démodé les albums mixés, où les morceaux s’enchaînent, et les interludes au début ou à la fin des chansons.

Des enregistrements studio, il ne reste vraiment plus que des tracks à playlister.

🏳️‍🌈 My chouchou de la década : Álex Anwandter

Depuis que je suis né, c’est toujours vendredi dans mon coeur. Et un jour, j’ai découvert un artiste qui avait écrit une chanson exactement sur ça (le reste des paroles dit un peu autre chose, mais bon, c’est aussi le propre de la pop d’offrir une multitude d’interprétations dont celle qui complait à l’auditeur).

Mais pas que : de Santiago à New York ou Los Angeles, où il vit si je comprends bien, Álex Anwandter compte dans la musique latino-américaine, parce qu’il la secoue un peu en contournant les clichés tropicalistes (ya qu’à entendre ses reprises de Milton Nascimento et de Chico Buarque sur son dernier album, magnifiques et absolument pas solaires comme on aurait pu s’y attendre). Il a même été adoubé par le fils de Gustavo Cerati d’une certaine façon.
Et puis faut voir ses posts en ce moment (c’est totalement la merde au Chili*, fin 2019).
*comme partout dans le monde, aussi, non ? 😳

Beau gosse queer, tendance non-binaire, il offre aussi des cours de musique, il produit des petits jeunes… Sans minimiser, ni banaliser, ni trivilialiser sa démarche, le mec est vachement dans son époque.
Et moi aussi, un peu plus grâce à lui.

Un petit regret, je ne l’ai jamais vu en concert, sans doute pendant les meilleures années de sa carrière. Reste aussi à voir son film, Nunca vas a estar solo.

Bonus tracks

Parce que Peggy Lee.
Parce que Don Draper.
Parce que « If that’s all there is my friends, then let’s keep dancing ».

« Me deixem cantar até o fim » a enchéri ma vieille copine Elza Soares en 2015 sur l’excellent A Mulher do Fim do Mundo.

« Nothing could be harder than the quest for fun
« .
David Bowie –
Baal’s Hymn (1982)

(Cover image by Playpause on Instagram)

While your eyes play games with mine

summers select 18 + 19
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+Intro+ On Days Like These (The Italian Job) + Quincy Jones +1+ When U Went Away (feat. Yebba) + Mark Ronson +2+ ひまわり+ Hako Yamasaki +3+ Angela + Jose Feliciano +4+ A La Sala + Khruangbin +5+ Como Quien Pierde Una Estrella + Alejandro Fernández +6+ More Than You Can Wish + Harlem Gem +7+ Its My Life (Dub Mix) + Watt Noise  +8+ Un Peu d’Eau Fraîche + Deborah Aime La Bagarre  +9+ Don’t Stay For Breakfast + Ströer +10+ Windmills Of Your Mind + Barbara Lewis +11+ とぎれ とぎれて+ Rie Nakahara  +12+ Only Star + Aretha Franklin  +13+ Call Me Babe + The Pinups +14+ Bombs Away (Roosevelt Remix) + Charlotte Gainsbourg +15+ Mozambique (Ao Sul Do Mundo) + Selma Uamusse +16+ Dio$ No$ Libre Del Dinero + Rosalía +17+ Don’t Knock Me Down + Dislocation Dance +18+ Paardekracht + Corneil Nies +19+ Napule Canta e More + Donatella Viggiano +20+ Canto Das Três Raças + Clara Nunes +21+ Pensa Na Oji + Dino D’Santiago +Outro+ On Days Like These (The Italian Job) + Matt Monro +

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Waiting to finally be caught / The fire’s burning strong

summer select 2017
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SUMMERSELECT 2017

1. CHANGES – MURMUR 2. SOMEONE THAT YOU LOVE (PASTEL REMIX) – JARREAU VANDAL FEAT. OLIVIA NELSON° 3. ES SÓLO UNA ILUSIÓN – GUSTAVO CERATI 4. PRELUDE – NIIA 5. BETWEEN THE BARS – LÉA CASTRO 5TET* 6. UNA SERA DI TOKYO – CROWN ORCHESTRA*° 7. MANGOES – LUCILLE MAP 8. LABYRINTH (ACOUSTIC MIX) – MONDO GROSSO FEAT. 島ひかり*° 9. I DON’T CARE (NÃO QUERO NEM SABER) – CLAUDETTE SOARES*° 10. THE MAN WHO TOOK MY SUNGLASSES – KHRUANGBIN 11. I AM FREE, NO DOPE FOR ME – THE DYNAMICS 12. BLIND DISCO – JUN KAMODA 13. I JUST WANNA SAY I LOVE YOU (JOHN LUONGO REMIX) – LEON COLLINS° 14. HOLDING ON – HOUSE OF SPIRITS 15. UNTITLED SOUL ‘98 – WESTCOAST GODDESS 16. FLOOR 03 (FEAT. GNOMOJI) – ☝ NXC MUZAK ☟*° 17. LET ME BE YOUR FANTASY (FANTASY CLAUDE EDIT) – THE LOVE SYMPHONY ORCHESTRA*° 18. GREG’S ISLAND – ART ALFIE 19. RESISTANCE – THE SOUND

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(music selection and cover design by Playpause
with Deep Dream Generator
font: DK Knucklebones)
* not available on Youtube
° not available on Deezer

Se todo mundo sambasse seria tão fácil viver*

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SPRINGSUMMERSELECT 2016

1 COME4ME ➰ ABRA 2 THEME FOR SISTERS GREENE (BUILD IT UP) ➰ GREENE SISTERS 3 YOU GET WHAT YOU GIVE ➰ MANCHILD* 4 LOVE ME TONIGHT ➰ CHRISTOPHER MOORE 5 EVERYBODY’S GOT TO LEARN SOMETIME ➰ YAZZ 6 ONE LESS BELL TO ANSWER ➰ THE 5TH DIMENSION 7 FANTASIZE ➰ JMSN 8 PAUL’S BLUES (FEAT. COYOTE) ➰ BLUE HERON 9 VANILLA PEPSI (DESIRED EDIT) ➰ SAINT PEPSI 10 BELLOW ➰ LES SINS 11 ITALOVE ➰ EMMANUELLE 12 IT ALWAYS RAINS ➰ LUKAS NYSTRAND VON UNGE 13 TOO LATE ➰ TOURIST 14 MAYAN CARAVAM (NU AND LUM MIX) ➰ BLOND:ISH 15 OSSAIN ➰ CARROT GREEN & SELVAGEM 16. BOA PERGUNTA ➰ NORMA BENGELL 17 TODA MAÑANA ➰ GRETCHEN 18 TEM MAIS SAMBA ➰ ODETTE LARA 19 LAMENTO ➰ WALTER ET SON SAX*

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(music selection and cover design by Playpause
font: Jonah)
* not available on Youtube

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*Si tout le monde dansait la samba,
la vie serait tellement facile 

Buscando nueva frontera

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WINTER SELECT 16

1. Kolmatta Linjaa Takaisin / Fredi ◼︎ 2. Baby Lou / Alain Chamfort ◼︎ 3. It’s Hard To Dance (With A Broken Heart)* / Paulette Reaves ◼︎ 4. Secret Agent Man* / Ultimate ◼︎ 5. 魔神 / Future Girlfriend 音楽 ◼︎ 6. Dance It Off (Beam Me Up Edit) / Rena ◼︎ 7. Work (Nukumachi rmx) / DUCKY ◼︎ 8. Nomalizo / Letta Mbulu ◼︎ 9. The Greatest / KING ◼︎ 10. Lotta Love (Joey Negro Yacht Disco Mix) / Nicolette Larson ◼︎ 11. Stay / Peripheries ◼︎ 12. Never Let Me Go* / Cool Teens ◼︎ 13. I Love Kanye (Club Remix)* / ENCOSY  ◼︎ 14. Bhai Aboo / Claudio ◼︎ 15. Central Market* / Shoe vendors ◼︎ 16. Se Fue La Cumbia* / Michi y su Combo Bravo ◼︎ 17. Butterflies / Anchorsong ◼︎ 18. 彼女は彼女のベルトはタイト着て** / haircuts for men ◼︎ 19. Nights in White Satin / Bermuda Triangle

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(music selection and cover design by Playpause,
original Michelle Obama yearbook portrait from toofab.com)

*not available on Youtube
**not available as a single track on Youtube
Playpause is also on Deezer

En pleine apnée d’aspirine

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Autumn Select op. 15

1. Suna 2X .Solaris Hilton* ⋄ 2. Oy Dünya .Gülden Karaböcek ⋄ 3. Without You .SOVATE* ⋄ 4. Success Is The Best Revenge .Robert Parker* ⋄ 5. Prends-moi je veux t’aimer .Toulouse* ⋄  6. Deep .Jones ⋄ 7. No Surpr:ses feat. Janelle Monáe .Roman GianArthur ⋄ 8. The Orchard .Quantic* ⋄ 9. Bounce Is Back .Skylar Spence ⋄ 10. Colours Of Freedom feat. Bearcubs .Tom Misch ⋄ 11. I Can’t Lose feat. Keyone Starr (Pomo remix) .Mark Ronson ⋄ 12. Cook, Clean, Pay The Rent (New House version) .Teebs ⋄ 13. Don’t Mind Me feat. Whoarei .Nosaj Thing ⋄ 14. Caféine .Minuit ⋄ 15. Fingidor .Nana Caymmi ⋄ 16. Mujer, Cansas En La Vida Real .Conejito Celvin* ⋄ 17. Sidet Eskemeche feat. Yared Teshale .Dexter Story ⋄18. The Wilhelm Scream feat. Megan Washington .The Bamboos ⋄ 19. This Is Our Love Story. Harvey-Allison Experience ⋄ 20. Age Of Transparency (Avatar sessions) .Autre Ne Veut* ⋄ 21. Just Holding On .Karin Krog ⋄ 22. The Pleasure Principle .Deradoorian*

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(music selection and cover design by Playpause,
original ‘unicorn & deer’ image from flickr)

*not available on Youtube

C’est un ruban de soleil

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Summer Select 2015

1. Summer Holiday • Terry Winter ☼ 2. Can’t Keep Checking My Phone • Unknown Mortal Orchestra ☼ 3. I Can’t Believe It’s Over • Darryl Payne feat. Will Downing ☼ 4. Walkman .「fibre」☼ 5. Le premier bonheur du jour (MrCØ Remix) • Françoise Hardy ☼ 6. La Notte (Cha Cha Cha) • Giorgio Gaslini* ☼ 7. Es War Einmal • Cluster ☼ 8. Pietermaritzburg • Felix Laband ☼ 9. Cajueiro Velho • Alcione ☼ 10. Asakusa • Fakear ☼ 11. Bam Bam • Castro ☼ 12. Ribena • Andres ☼ 13. Yolanda • Vruno ☼ 14. Street Talk (Var. II) • The Bob Crewe Generation ☼ 15. Roman Clay (27 BC) • Roman à Clef* ☼ 16. Morning Highway • Anri* ☼ 17. Affaire Theme Guitar • Stelvio Cipriani* ☼ 18. Groovin’ (Out On Life) • Nolan Porter ☼ 19. The Boomerang • Don Covay ☼ 20. Love For Sale • Ernestine Anderson

download Summer Select 2015

Also on Deezer

 

(Music selection and cover design by Playpause,
image edited from the Smithsonian,
via Design is Fine)

*not available on Youtube

Haul us all away

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lightpainting.jpg

1. Touch The Ceiling With Your Toes – Benji Boko ★ 2. Magic Lover – Cinnamon Chasers ★ 3. Big Brown Eyes – Benny Sings ★ 4. Robot Armasar Attack – Gojira Vs. Liviu Vasilica ★ 5. Baltimore (Ex-Friendly re-edit) – Nina Simone ★ 6. The Cold In You (feat. Soundmouse) – Phaeleh ★ 7. Gabriel (feat. Valentina) – Joe Goddard ★ 8. Good Love (original mix) – Sleepyhead ★ 9. Somebody’s Watching You – Little Sister ★ 10. A Day In The Life – Chocolate Snow ★ 11. I’ll Take Care Of You – Bobby ‘Blue’ Bland ★ 12. What My Last Girl Put Me Through – Nicolas Jaar ★ 13. All Your Goodies Are Gone (feat. Mayer Hawthorne . Shigeto remix) – Dennis Coffey ★ 14. Lift Me Up (feat. Laura Jackson . A Tom Moulton mix) – Cool Million ★ 15. Can You Handle It (remix) – Sharon Redd ★ 16. Island (feat. Caro . Noze remix) – Dapayk & Padberg ★ 17. North – Dirty Gold ★ 18. Bye Bye Papaye – Antena

Automne Select ★ 2011 ★

La changement dans la continuité

Le changement dans la continuité.

(Music selection & cover design by PlayPause)

Je se souviens / I’m remember

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Je se souviens d’avoir commencé Playpause en 2004.

Je se souviens que Playpause a déjà changé trois fois de plateforme et de design, depuis sa création.

Je se souviens que Playpause s’est mis sur pause en 2006 et 2007.

Je se souviens qu’il y avait des rubriques, avant, sur Playpause : FACES, TRENDS et VOICES.

Je se souviens que la rubrique FEATURING n’a connu qu’un seul invité. Pour l’instant.

Je se souviens que la rubrique Bonus Traque servait de pense-bête, de bouche-trou, de fourre-tout.

Je se souviens que j’avais parfois des commentaires intéressants. Mais je les ai perdus dans l’opération de récupération de mes archives. Alors je me contenterai d’en garder le souvenir plutôt que d’en garder une trace.

Je se souviens que j’ai l’idée de reprendre d’anciens billets pour corriger les liens, compléter ma pensée et remettre en ligne les morceaux, comme Todd Terje ou Pilooski « re-éditent » des vieux titres pour les remettre au goût du jour. Tu se souviendras de revenir, lecteur, et tu ne seras pas déçu.

Je se souviens de ma petite voisine Anne, quand j’étais enfant, qui m’a dit un jour « j’aimerais se marier avec toi ». Et que ce souvenir fait écho à l’expression « tu se moques » « je s’en fiche », que l’on doit à Alex via Juice.

Je se souviens de mon premier souvenir, le jour où on m’a présenté ma petite sœur, qui venait de naître.

Je se souviens que je me dis toujours que c’est facile d’écrire un billet en pompant le « Je me souviens » de Perec.

I’m remember starting Playpause in 2004.

I’m remember spending hours and hours on my blog, and promising myself not to do it again.

I’m remember that I wanted to restart Playpause several times. But I didn’t because of this specific promise.

I’m remember there used to be categories on Playpause (FACES, TRENDS and VOICES) and that posts were numbered as chapters.

I’m remember that the category named FEATURING was only used once. But I’m going to get more and more guests.

I’m remember making silly jokes with post titles in the Bonus Traque category, and thinking that my English readers wouldn’t get any of them.

I’m remember receiving nice comments. I lost them. So I’ll just keep on remembering them.

I’m remember I recently got the idea of updating and enhancing some archived posts and calling them « re-edits », like Todd Terje and Pilooski do with good old tracks.

I’m remember that « Je me souviens » si the official motto of Québec.

I’m remember English classes during which the teacher would repeat endlesssly that you don’t say « I’m remember » nor « I’m agree » in proper English. The first mistake comes from the fact that some French verbs are « pronominal » and that « I remember » is said « Je me souviens ». The second mistake comes from a bad translation of « Je suis d’accord », as if « agree » was a predicative adjective: I am happy, I am agree, I am sorry… Many French people don’t care about English syntax.

I’m remember being gobsmacked when I heard this cover of George Michael’s Cowboys and Angels, a few months ago. I’m remember listening to the original song so many times that I knew it by heart, note after note, back in 1991. Ah, this piano intro. Gave me shivers for such a long time. And I love the way the cover turned out so different, so funky and almost caribbean, with Randolph Matthews‘ vocals losing all desperation that was in George Michael’s torchsong interpretation, but adding some straightforward innocence and confidence. Good songs never die.

Season & Sygeaire feat. Randolph Mattews – Cowboys and Angels

Il vaut mieux traquer les bonus que braquer les tonus.

Cérémonie de réouverture

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inauguration.jpg

Tadam, roulez trompettes, résonnez tambours, applaudissements en régie, PlayPause est officiellement de retour. Plein de raisons à cela, la première étant l’envie, la deuxième, la motivation. Et j’ai des choses à dire. Et j’écoute toujours autant de musique. Et j’ai toujours autant envie de donner mon avis sur la musique et ses univers parallèles.

Je ne sais même plus exactement quand a eu lieu PlayPause première version. C’était juste avant mes 30 ans, juste avant de travailler dans une major company, juste avant plein d’autres événements personnels, avant de quitter Paris, avant Myspace, avant Facebook, avant la riposte graduée, avant tout plein de choses sur lesquelles je reviendrai. Ou pas.

Je profite donc de ce pas-tout-à-fait premier billet pour remercier mes lecteurs d’avant, qui me retrouveront peut-être, ceux qui avaient atterri sur ma prose après avoir googlé des recheches aussi essentielles que « fille de Final Fantasy nue », « voler de la musique légalement », « dario moreno homosexuel », « madonna gros cul hang up », « musique qui passe à la discothèque number one », « chatte mouiller », « rousse nue non vulgaire », « qui chante I love you I love you »…

La suite dans les idées, je vais donc insérer à la fin de chaque billet une « balise GPS » (Google Positionning System), une petite phrase, un mauvais jeu de mots, une
réflexion non étayée, quelque chose de racoleur qui fera sortir PlayPause en tête des recherches pour asseoir ma popularité… Un peu à la façon des « googleries du
jour » de Freaky Doll qui me faisaient bien rire.

Ici, pour la réouverture de PlayPause, pas de défilé international, pas de manifestation pour le Tibet, pas de stade architecturé par Jean Nouvel, juste un petit
morceau instrumental, mais qui envoie. La chanteuse, qui ne chante pas donc pour nous aujourd’hui, même elle, on la laisse tranquille, vient du Japon, a enregistré un duo ennuyeux avec Erykah Badu il y a quelques années, donc, c’est mieux qu’on ne l’entende pas pour cette fois.

On se remet en route doucement, c’est ça la différence avec le PlayPause d’avant.

On prend son temps.

Among many other good reasons, there is one thing that made me want to reopen PlayPause. Last winter, while I was freezing my ass in Montreal, I met an
Irish guy through the lovely MesaModa landlady. She introduced me as PlayPause, and the guy went « Hey, are you the guy with the blog? I used to read it! ».
Which made me proud, let’s face it. I’m sort of a blog star, ain’t I? I don’t care about being selected by Wired as one of the most influential blogs, or anything like
that, but coming across someone who remembers me from a couple of years ago when I used to write down whatever came though my mind regarding music was the best reward, and an incentive to carry on.

So here I am.

I’ll start today with an old track by Japanese singer Misia. But she’s not singing on this one. Don’t feel bad about her, her voice is quite boring.

Misia – Never Gonna Cry! (Strings Overture)

Les alexandrins ne sont plus ce qu’ils étaient.