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Le moulin à tubes

Aucun rapport avec le commissaire qui passe sur TF1 Ça fait quelques jours que le sujet de ce billet me trotte dans la tête, mais j’avais un peu la flemme. Un gros morceau, ce Marc Moulin, et je ne voulais surtout pas donner l’impression de le traiter par dessus la jambe alors que j’en ai fait des tartines sur d’autres bien moins admirables… Et puis hier soir, à la fête de la (mauvaise) musique, j’ai participé à une sorte de boum sur le trottoir, bête et vulgaire, gavée de tubes pourris des années 80-90-2000, égayée par la visite discrète d’un Jack Lang tout sourire, et sauvée par quelques morceaux plus audibles comme… euh… Call Me de Blondie (un titre qui commence malgré tout à perdre un peu de son charme, à force de diffusions déplacées et de synchro racoleuse dans des pubs pour le Coca-Cola)… et Le Banana Split (qui semble avoir fait fureur dans la sélection de RADIOLALA – épisode III, d’après ce que j’ai lu ici et là).
Et pourtant, derrière ce morceau couiné par Lio se cache Marc Moulin, un des plus importants musiciens francophones. Jazzman, producteur de la brune-qui-compte-pas-pour-des-prunes, mais aussi de Plastic Bertrand, d’Alain Chamfort période Traces de toi et des Sparks, membre fondateur de Telex (groupe pré-tout ce qui se fait aujourd’hui en musique électronique) et collaborateur multimédia de la RTBF (où il officie aussi bien en tant que programmateur, compositeur de génériques, voire chroniqueur au mythique Jeu des dictionnaires), j’en passe tellement ce monsieur touche à tout.
Cette année est ressortie une de ses œuvres phares, Sam’ Suffy (c’est vraiment très très bien), après ses récents succès sur Blue Note, dont Top Secret. C’est de cet album qu’est extraite la version originale du single Organ, avec la voix superchouette de Chrysta, en écoute ici dans un remix du Belge lui-même, sous le pseudo La Malice.

This one is especially dedicated to the ones who don’t know well the history of French speaking hits.
Featured on RADIOLALA – épisode III, Le Banana Split was huge in ’80, selling more than 2 million singles, turning Lio, a 17 year old schoolgirl, into a pre-Britney popstar… and boosting ice-cream Banana Split sales.
Jay Alanski, a.k.a. Jay Alansky, was the composer (also known in the late 80’s as Jil Caplan‘s writer and producer, and under the alias A Reminiscent Drive in the 90’s).
But the one I’m interested in is Lio’s producer: Marc Moulin. Restless musician, producer, radio programmer, composer, pianist… Also a talented writer and editor for Belgian magazine TéléMoustique.
Above all, as a pure jazz fanatic, he produced some of Philip Catherine‘s records in the 70’s and he recorded Sam’ Suffy in 1974. Everyone who likes fusion jazz should listen to this album, reissued in 2005 on Blue Note, and realize how visionary it was. Marc Moulin was also the founder of Telex, a Kraftwerk-like band that influenced the emerging electronic scene in the early 80’s. After Lio’s overwhelming success, he produced a few pop artists, among which the Sparks.
He came back in 2001 with the LP Top Secret, on which you can find the original version of Organ. Lovely deep house tune haunted by Christa’s vocals. He remixed this track himself, under the nickname La Malice.

(image taken from Southern Cross Industries)

Marc Moulin – Organ (Headhunter Remix by La Malice)

C’est l’été

© moi Oublie que les tubes de l’été s’appellent déjà Crazy Frog, Mutoto et Pop The Music.
Oublie que les Destiny’s Child se séparent.
Oublie que les Black Eyed Peas ont fait un nouvel album et que Fergie revient avec un nouveau menton, un nouveau nez, une nouvelle bouche et qu’elle est encore plus vulgaire que l’année dernière.
Oublie que Michael Furlon de Mickey 3D fait toujours autant la gueule alors qu’il vend des brouettes de cédés.
Sors de chez toi pour fêter la musique et l’été.

Spirit of Summer (Dia de Verão as it is originally entitled) was written by Brazilian jazz musician, Eumir Deodato. A perfect summertime tune by the grooviest and probably one of the coolest guys on earth, sampled many times.
You can hear it on Deodato’s Prelude, which features his very famous and funky version of Strauss’ Also Sprach Zarathustra.
Now, get out, you’re not gonna spend the whole summer with the damn computer.

Deodato – Spirit Of Summer

A deux, c’est mieux

Do you know the way to San José?

Ca faisait longtemps que je voulais poster un extrait de cet album sur Playpause, mais il fallait d’abord que je répare ma platine : nouvelle courroie, trouvée aux Cyclades électronique (sans faute d’accord, c’est Bertrand Burgalat qui a plus tard rajouté un « s » final), et nouvelle tête de lecture, trouvée à je-ne-sais-pas-comment-ça-s’appelle, rue des Taillandiers.
Tout ça pour n’arriver que moyennement à numériser comme il faut le morceau en écoute… Autant je me débrouille en sélection musicale, autant en technique je ne fais pas des étincelles. Je te promets de m’améliorer… En plus, mon équipement, lui, fait des progrès, puisque je suis l’heureux possesseur d’un enregistreur DAT vintage (tellement vintage que la touche eject est un peu morte).
Dionne Warwick avant qu’elle n’abuse de la chirurgie esthétique et Isaac Hayes avant qu’il ne devienne scientologue, ça faisait une belle affiche, non ? Ils ont fait une tournée commune en 1977, intitulée A Man And A Woman et immortalisée au Fabulous Fox d’Atlanta, la ville de Coca-Cola. Sur ce morceau, ils mélangent deux de leurs grands tubes, I Just Don’t Know What To Do With Myself et Walk On By, les textes comme les mélodies. Un résultat qui devrait faire pâlir les prochains candidats de Star Ac, parce que, en termes de medley, ces deux-là savent y faire quand même…
Même s’ils n’ont pas couché ensemble (officiellement s’entend, après, la vie de tournée, tout ça, ne jurons de rien), ils font bien les jolis coeurs quand ils chantent Feelings ou Come Live With Me. Comme The Lovers, le duo sympa qui a fait un disque très bien à fredonner avec son amoureux, plein des chansons idiotes qui restent dans la tête.

Sometimes I play, sometimes I pause. That’s my policy now, regarding this audioblog. I don’t feel inspired all the time, I haven’t got nice music to share all the time. But when I fix my old record player, I unearth cool grooves.
First of all, Fred offered me a sweet compilation for my birthday and I had to get my turntable repaired, so I could hear Minnie Riperton with crackles, and also rediscover A Man And A Woman. Recorded Live during Isaac Hayes and Dionne Warwick‘s concert at The Fabulous Fox, Atlanta, Georgia, from their 1977 tour.
At that time, sleeve design and liners notes were obviously not a priority for all releases…
I had planned for a long time to post something from this double LP, a funny collection of classic soul tunes among which the 14’29 long The Way I Want To Touch You / Have You Never Been Mellow / Love Will Keep Us Together / This Will Be (An Everlasting Love) / That’s The Way I Like It / Get Down Tonight medley!
I picked up the second song from the show, a quite interesting rendition of two big hits on which the lines from I Just Don’t Know What To Do With Myself and Walk On By intertwine. If you too like this song, go check Richard X‘s version featured on Radio (re)prends-moi.
I’m still not very good at digitalizing, sorry for that. But it’s not completely my fault: this vinyl record I stole came in a very lousy shape… and I have to learn a bit how to use my new (nonetheless used) equipment, Casio DA-1 DAT recorder.

(image taken from Olav’s License Plate Pictures)

Isaac Hayes & Dionne Warwick – I Just Don’t Know What To Do With Myself / Walk On By

Bonus Traque la face cachée de la lune

Croissant du soir, espoir Chacune travaille à son échelle : à Shakira les charts et tabloïds du monde entier, à Victoria Abril de personnifier la culture ibérique au pays du fromage. Après Arielle Dombasle dans le rôle de la cocotte cubaine pré-revolución, l’actrice d’Almodóvar vient de sortir Putcheros do Brasil, album consacré comme son nom l’indique à la musique brésilienne. Vite écouté, l’opus révèle très vite ses limites, les éternelles Aguas de Março, la 87455ème reprise de Tu verras version bossa nova, la voix de Victoria noyée dans une réverb que même Mylène Farmer n’ose plus, faux feeling desafinado de chanteuse possédée par ses interprétations…
Elle roule les « r » quand elle parle espagnol, quand elle parle français aussi, alors, bien sûr, elle est bien placée pour chanter en portugais. Ca doit être ça, le pitch.
Je préfère sa chanson de 1999 (décidément, tu vas finir par croire, lecteur, que je préfère la musique du siècle, voire du millénaire, précédent alors que pas du tout) au générique de Mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, navet by Charlotte de Turckheim avec Alain Bashung. Là, c’est la version instru, mais on l’entend quand même un peu… juste ce qu’il faut.

Victoria Abril is kind of the French Shakira: she embodies the whole concept of latin culture in the French entertainment system. She’s divertida and shameless as an ex-movida icon should be, she’s caliente (=friendly and sexy at the same time) and she perfectly rolls her r’s. That’s why she decided to record a Brazil album, Putcheros do Brasil. Don’t bother, it’s not worth it unless you’ve never heard bossa nova classics, like Agua de beber and Mais que nada, sung off key.
Yet she has a certain raunchy raucousness in her voice that sounds pretty and that perfectly fits the very Spanish Luna Negra, recorded in 1999 for the soundtrack of a very bad French comedy, Mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs.
And in the end, this chick must have a terrible taste because all her her records display horrible pictures of herself, cheesy styling and first grade sleeve design. Or no taste at all, which, for an artist, is quite a flaw…

(original image taken from the National Optical Astronomy Observatory)

Victoria Abril – Luna Negra (instrumental)

Fusión

Et sinon, je t'ai dit que j'avais repris la clope ? Tandis que Dalida n’en finit plus de mourir sur scène dans ma télévision éteinte, je reprends le fil de Playpause, quelque peu interrompu la semaine dernière par manque de temps… et voilà que l’inspiration m’abandonne… Après avoir su écrire sur commande à propos de David Charvet, Kamel Ouali, Ilona, Clémence et Jean-Baptiste Maunier, je me sens en fait tout démuni à essayer d’écrire un truc un peu plus sérieux sur de la musique que j’aime.
Il est pourtant tout trouvé, mon thème : de la fusion en musique, ou comment la démultiplication des influences, quand on fait appel aux bonnes références, tend à faire monter le niveau.
Un peu comme pour la constitution : l’union fait la force, surtout quand tu t’allies avec des pas trop nazes. Cercle vertueux, émulation, prospérité… Bref.

Bien avant que Britney Spears ne pimente sa musique d’envolées de violons bollywoodiens dans le bien nommé Toxic, surfant sur la vogue de ces bandes bien plus originales que les trop sages philharmonies qui illustrent en général les films américains, le guitariste de flamenco Pepe Habichuela s’est acoquiné avec la star de la world music Nitin Sawhney. De fil en aiguille (collaboration sur un titre, invitations sur scène…), Pepe Habichuela, réputé en Espagne pour son ouverture sur des horizons musicaux plus larges que la déjà foisonnante musique arabo-andalouse, a rencontré Chandru, le boss du Bollywood Strings. Les deux hommes ont enregistré l’album Yerbagüena dont est extraite la séguidille En el Grec en écoute ici… mais pas l’ombre d’une corde de violon sur ce morceau. Une voix, une guitare, des tablas : on dirait que ces instruments ont toujours fonctionné ensemble. Histoire de rappeler que le flamenco est né au XIXe siècle, du folklore andalou et inspiré par les gitans, ce peuple nomade dont les racines ancestrales remontent en Inde, justement.
Comme quoi, quand tu crois qu’une tradition est ancrée dans une terre depuis des siècles, en fait, ce sont des immigrés qui te l’ont apportée. Et toc.

Sorry for past week’s interruption, been busy. Postponed interviews drove me mad and I had to postpone my personal plans and appointments with Bree Van De Kamp.
Back with Pepe Habichuela, classic flamenco guitar player: this living legend has proved to be quite a trendsetter by recording a bollywood-inspired album in 2001. Then, musical fashion was all about latin music (Shakira became a worldwide superstar that year, selling 13 millions copies of Laundry Service) but Pepe Habichuela felt that the next trend was coming from the East. He had met Nitin Sawhney, who introduced him to Chandru, Bollywood Strings leader. From this encounter came Yerbagüena, a mix of flamenco and bollywood harmonies.
On En el Grec, the Bollywood Strings are absent: this track was recorded live in Barcelona with Pepe the guitarist, a singer and a tablas player. This association proves history: flamenco was invented in Andalusia, under gipsy influence. And Gipsies (or Roma people) originally come from India. This may explain why the whole thing sounds so complete and deep.
Following Habichuela’s experience, Nitin Sawhney’s new album, Philtre, features Ojos de Brujo. This band performs a very contemporary form of flamenco, mixed with hip hop and urban gimmicks. Lend it an ear.
And keep in mind that the guy on the other side of the border, even on the other side of the planet, has something to do with you. It’s up to you to make it good.

(image taken from Postergroup.com)

Pepe Habichuela – En el Grec

Fea Fairy

Année du Brésil : tant qu'à se gaver de samba, autant que ce soit de la bonne... Pas eu de retour jusqu’à présent sur la sélection de RADIOLALA2, mais j’espère bien, cher lecteur, qui tu t’es laissé toucher par la chanson numéro 11. Un « lala » qui vient de bien profond dans la gorge, plein de rage et de désespoir, d’amour et d’âme brésilienne, de saudade pour être exact…
Elza Soares, c’est une grande dame de la chanson brasiliera, un personnage larger than life, un destin terrible : née dans une favela de Rio de Janeiro en 1937, mère à 12 ans, veuve à 18, mariée à Mané Garrincha (si comme moi tu connais peu l’histoire du football, sache que c’est une icône, ce monsieur) dont elle a eu un fils, Garrinchinha, joueur de foot mort itou… Une vie pas franchement long-fleuve-tranquille qu’elle a raconté dans son autobiographie Cantando para não enlouquecer (Chanter pour ne pas devenir folle) : la mulata (métisse) a vécu du Brésil en Italie, luttant pour la reconnaissance des noirs et soutenant les mouvements politico-culturels gauchistes des années 70.
Son genre, c’est la samba. Mais, vedette dès les années 60, elle s’est entourée des plus grands compositeurs et arrangeurs pour faire de sa discographie une mine d’or, où la samba flirte avec la bossa nova (Sambossa, 1963), avec le tropicalisme, la MPB, le rock brésilien des années 80 et les musiques électroniques dans les années 90/2000.
Toujours vivante, de plus en plus liftée-décolletée… Elza… Je veux vieillir aussi bien que ta voix.

Pay attention to song number 11 in RADIOLALA2 program: Pranto livre, the beautiful torch canção performed by Elza Soares.
The kids call her fea (ugly) and her fate is quite extraordinary: mother at 12, widow at 18, she also married Mané Garrincha, Brazil’s second best soccer player, with whom she had a child, Garrinchinha, who died in 1986… From her story, she wrote Cantando para não enlouquecer (Singing to keep from going insane): she has hardly ever stopped singing since the 60’s, going through different styles, from samba to electronic music.
Made Embaixatriz do Samba by the Brazilian Popular Music Council in 1972, with her glittery costumes, diva poses and heart-throbbing songs, she also became a gay icon in Brazil in the late 80’s. I’m gay, but I like men, she even declared once… She was even awarded Singer of the Millenium by the BBC in 2000.
Recorded in 1967, Antonico is taken from Elza, Miltinho e Samba, the first of a three albums series, on which she covered samba classics with another over-popular sambista, Miltinho. On this song, she fervently begs Saint Anthony to help a friend of hers, in a witty tone, full of hope and generosity.
Fea, but a nice girl, in the end.

Elza Soares – Antonico

Ladydismes

Leçons de ladydisme

LADYDISME [lɛdidism(ə)] n. m. (1997; de Lady Di, princesse adultère écrabouillée dans un accident de voiture avec son amant). Engouement populaire et médiatique autour de l’agonie, voire de la mort, événementielle d’un people, tendant à rendre cette personnalité plus vertueuse qu’elle ne l’a réellement été de son vivant.
Syn. : gracekellysme
Exemples : ladydisme papal, double ladydisme monégasque
Citation : « Plus Johnny Hallyday vieillit, plus lourde est la menace d’un tsunami de ladydisme musical sur les oreilles des français. Pareil pour Michel Sardou. »

Inspired by the lethal car crash of a useless princess almost ten years ago, ladydism is the new trend, it even enhances your glamour potential through death!
Here is a couple of examples.

  • Blame the use of condoms, bless Pinochet’s 50th wedding anniversary, shake hands with Fidel Castro… Survive an assassination attempt, catch a terrible disease, hang on to your position even though you can’t hold a pen… Then die.
    If you were Pope, people will gather from all over the world and mourn you, ask for your canonization and forget all decency regarding human rights and contemporary civilization issues.
  • Reign over a tax haven, marry former Hollywood star and Hitchcock’s muse Grace Kelly, have outrageous children… Then die.
    If you were Prince of Monaco, people will see you as the gooddest man on earth and cry for you.

(image taken from Time.com)

Maurice Ravel / William Orbit – Pavane pour une infante défunte

Michelle, ma belle

3 Destiny's Child pèsent moins lourd qu'1 Laurence Boccolini

Observe avec moi l’actuellement plus grand groupe de filles du monde… Trois bombes dont le boulot (promo-concerto-solo) est programmé jusqu’en 2008 (je n’invente rien, elles l’ont annoncé elles-même pendant la promo de Destiny Fulfilled). Trois bombes dont il ne va en rester qu’une, sauf que, contrairement à la 1ère compagnie, ce n’est pas le public qui décide : c’est tout vu d’avance !
Les mauvaises recrues LaTavia, LeToya et Farrah sont déjà oubliées. Elles ont quitté le bateau trop tôt, victimes de leur propre mutinerie égotique contre le système Knowles : papa manager, maman styliste, frère agent, soeur chanteuse (dans cet ordre ou dans un autre, mais ça ne change rien).
Et il y a celles qui ont survécu. (Résisteront-elles toutefois au curieux sponsoring de leur tournée par McDonald’s ? Message subliminal : pour devenir aussi maigres que les Destiny’s Child, mangez fat !)

  • La diva : Beyoncé Knowles, celle qui va gagner (à droite sur la photo). Frontwoman qui reprend aussi bien à son compte le côté black-mama-bien-habillée de Diana Ross que la musicalité sexy de Tina Turner. Et un talent tel qu’elle a fini par faire croire à la planète entière que Crazy in love était une bonne chanson.
  • La fausse suivante (au milieu) : Kelly Rowland, très pétasse avec ses cheveux rouges, ses lèvres ourlées et glossy, ses tenues légères, ses duos minables avec Nelly et Stomy Bugsy. Elle a du mal à cacher, en fait, celle qui se trouve (injustement) au troisième rang.
  • L’oie blanche… euh non… La transparente… euh non plus… Comment dire ? C’est comme si elle n’était pas là, et pourtant (à gauche)… Michelle Williams est une des plus grandes chanteuses de r’n’b actuel, comme on peut l’entendre sur Soldier, qui passe en ce moment à la radio.

Et justement, comme souvent, pas de bol pour elle, son couplet intervient à la fin de ce single. La version album dure presque six minutes, on l’entend seulement après le pont solo de Beyoncé (bis) et le featuring tout naze de Lil’ Wayne… Autant dire qu’elle doit être coupée, la pauvre, sur la version radio, et que, du coup, les auditeurs d’NRJ ne profitent pas des lignes Homey in the dickies in my zone tonight […] He the type that might change my life. Du petit nègre à la ghettostyle, moyennement crédible dans la bouche d’une meuf qui gagne des milliards de dollars par seconde (même quand elle dort), mais hypra-sensuel, avec cette voix rauque de fillette en pleine révolution oestrogénique trop à l’étroit dans sa culotte 12 ans…
A part ça, elle a fait deux albums solo de contemporary gospel. Un genre musical qui ne concerne qu’une petite partie du marché américain et qui, en général, pue la mollesse et les bons sentiments. Sauf que, lors du dernier passage des Destiny’s Child à Bercy, la demoiselle nous en avait servi une petite part qui m’avait, ma foi, retourné. Alors, depuis, j’ai fait un effort, j’ai écouté un peu de ses deux galettes et, je le confirme, ça pue.
Heureusement qu’elle pense parfois à aller chanter chez les autres, avec d’autres, pas toute seule, comme sur ce morceau un peu fastoche, je te l’accorde, mais qui me donne des frissons. Parce que, placé entre deux couplets du rappeur trop dans le vent Talib Kweli, Look at all the lonely people, c’est le refrain le plus soulful qu’on puisse extraire d’une chanson des Beatles.
Et ce n’est pas Aretha qui dira le contraire.

Music industry has made a few steps with Destiny’s Child (huge singles and LPs sellers, major cast changes and lawsuits, solo breakouts…) and experiences big game marketing: I don’t think a band has ever included before their sponsor’s baseline into their world tour’s title : Destiny fulfilled… and lovin’ it
After hiring sporty Justin Timberlake to perform I’m lovin’ it promotional tune, will McDonald’s ask Beyoncé, Kelly and Michelle to have Big Macsⓒ on stage? Something has gone definitely wrong with American food: while not-so-thin Laura Bush is involved in the national campaign about heart disease, Destiny’s Child pretend that the more you love junk food, the thinner you look… These girls mustn’t have even seen a hamburger for years!
Yet, Michelle Williams, the tinier of them three girls, is my favourite. Because of her voice: she sounds like a little girl, throaty and whiny, stuck in her puberty’s first steps (and panties).
I like the fact that she’s always behind the two others. She often manages to beat Beyoncé’s glamourous virtuosity and Kelly’s bitchy flawlessness in a few screams or sighs. She’s the perfect background: on DC’s Destiny Fulfilled, her singing and verse almost appear as those of a featuring artist. Even when she opens a song, like If… And with her sexy verse, she perfectly closes Soldier.
As a solo artist, she hasn’t reached any success outside of the US, I guess. Contemporay gospel is not a genre that sells a lot outside of african-american communities. Michelle has also done some nice, and actual, featurings. Today’s pick, Lonely People, is one of them, from Talib Kweli‘s The Beautiful Struggle. Yet this track doesn’t appear on the regular edition: was it taken off the CD after a sample clearance issue or is it a leak as reported on Diesel Nation? Even if the cover is quite obvious, even if the track sounds also easy, Michelle vocalizes with much soul Paul Mac Cartney’s lines, and proves to be a great singer.

(image taken from rollingstone.com)

Talib Kweli feat.Michelle Williams – Lonely People

Bonus Traque un peu d’espace

Sweet dreams are made of...Pressé. En retard. Travail. Trop. Jamais comme il faut. Strange little girls. Porte de la Chapelle. I can’t get no sleep (your touch is keeping me awake). Guyane. Grippe. Gouttes de pluie. La vague irrésolue. Comme d’habitude. My Way. Claude François. I can’t wait. Broke. Make plans. La Plaine Saint-Denis. Heal. Karaoké. Pay the rent. Chanteurs comiques. Post something. Relecture. Dido. Never enough time. Find a proper job. Béatrice Ardisson. Cuddle up. Disco à la française. Des rillettes dans les paillettes. Stay in bed, forget the rest. Sport 2000. Give me the money. Desire. Serveur vocal. Assedic. Dire merci. Solaris (Andreï Tarkovski). Faire la queue. To make a living. Friday night, everything’s alright. Clémentines. Sun Ra. Jazz. Orléans. Teach me tiger. Hélène et les garçons. Kleenex. Fuck. Salon de thé. Nom de domaine. PHP. Dotclear. Back in the days. Je l’aime. Be my Valentine. Mardi Gras. Manger des crêpes. Contrat de travail. Peace of mind. Alicia Keys. Find a way. Toi, moi, nous. Lord, I miss you. Penser à toi. Te prendre dans mes bras. Listening to Aretha Franklin makes me want to make love.
Never loved a man (the way I love you).

(image taken from nostalghia.com)

Jimi Tenor – Love in Outer Space

Hey mister DJ, bring the record on…

Un petit noir au comptoir ?

Le billet du jour (de la semaine, devrais-je écrire, vu que mon emploi du temps me permet peu de me consacrer à playpause) se lit d’abord en anglais, pour satisfaire mes quelques nouveaux lecteurs dans la langue de Matthew Herbert, alias Doctor Rockit.
A part ça, ma fierté du jour, c’est de te proposer ma première capture de vinyl, un maxi tout noir comme ils ont, les vrais DJs.
Désolé pour le son un peu pourri, je vais m’entraîner à nettoyer tout ça bien proprement pour les prochains. D’ailleurs, si tu peux m’aider à trouver une courroie (aspect élastique de slip qui s’est gouré de cycle au sèche-linge) neuve pour mon antique platine Toshiba stereo music centre sm-3500, ça sera déjà ça de gagné sur la vitesse de lecture, un peu mollassonne à l’oreille, et je t’offrirai un café, au Flore

I used to have a friend with whom I shared a lot on music.
One day, she came to me with a little bit of a song recorded from an unidentified radio show broadcast in South Africa and she told me : Listen to this, you have to find this track, I think it’s amazing…, and, sure, I loved it, but even if I knew I had heard it before, I couldn’t tell what it was nor find any clue to name it.
She then flew back to the country where she had settled, without the song she wanted.
For months, I investigated about it, I asked everyone but nothing could help.

Luckily, I heard it again on the French radio. It was Charles Webster‘s remix of Doctor Rockit’s Café de Flore. Of course! This song had been quite a hit on the Parisian scene, and the remix had started to have a success of its own.
So I looked for a CD, for a vinyl, for an mp3, but I couldn’t find it anywhere… I searched again and again, in shops, on the web : the song existed in its original version but not Webster’s remix, out of print.
My friend was soon to come back to Paris and I wanted so badly to find this record for her.

Then came June, 21st, la fête de la Musique day: my friend was coming back to celebrate summertime. In the morning of this day, I finally found a webpage with nothing but an e-mail address for a DJ called Charles Webster. I wrote to him, asking if he was the Charles I had been looking for and if he could help me unearth this special remix. A few minutes later, I received an answer:
yes i can get u one.
do u live in paris ?
i will b in paris today, thursday 21st.
i am playing at a thing at hotel de sully in the early evening and at a small club called pulp at night.
come down and i will give u a copy.
charles.

(Am I not the luckiest guy on earth, sometimes?)

So, I met him in the evening, with my friend who had just landed in Paris a few hours before, he offered me a copy of his maxi and we had an unforgettable time in the small gardens of the Renaissance Hotel de Sully.

Afterwards, the remix came out on lounge compilations, but it was never featured in its full length version, unmixed, with real Café de Flore hum. Oh la la, ça, c’est Paris !

Today is also a digital premiere on playpause : my first vinyl rip! Sorry for the sound quality…

Doctor Rockit – Café de Flore (Charles Webster’s Latin Lovers mix)