Vámonos de viaje

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Wanna hold me, wanna kiss me, wanna do it to me

1.OrchidsForTheSunfeat.Quadron·Instrumental
·LeonWare
2.OnAndOn
·HarveyMason
3.INeedYouTonight
·PunkinMachine
4.ThePresidentIsGone·ComboRe·Edit
·JohnCarpenterinassociationwithAlanHowarth
5.TheDiscoJamBamBam
·RegionalGarland
6.ForOneNight
·AlPatron
7.LoseYourselfToJennyfeat.JacobBellens·AxelBomanDub
·KasperBjørke
8.Juntapena
·Fakuta
9.WithYoufeat.Grosvenor·MAMRemix
·FlightFacilities
10.JiveTalk
·Nitetime
11.Destination:Education·TerranovaMix
·GuiBoratto
12.NattyJussi·JoriHulkkonenRemix
·RenaissanceMan
13.Running·DisclosureRemix·JessieWare
14.SpringAffair·GroovedownMemoryEdit
·DonnaSummer
15.PlayWithLil’Dorothy·Interlude
·JneiroJarel
16.CumbiaBogotana
·AnibalVelásquezysuConjunto
17.SambaFúnebre
·Pixinguinha
18.TheLongGoodbye
·JackSheldon

SUMMER2012SELECT

Also on Youtube

Also on Deezer

 

Le réchauffement climatique,
c’est pas automatique.

(Music selection and cover design by PlayPause)

Dealeuse de hit

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Good girls don't misbehave but she's a bad girl anyway Tant de temps passé à écouter et à penser Madonna depuis mes années collège, pourtant je n’ai jamais consacré plus de quelques minutes à écrire à son propos (sauf ici, et ). Au fond, je n’ai jamais été à l’aise avec le fait d’être aussi fasciné par elle, sa musique et ses shows (infiniment moins par le reste de sa production artistique), compendium de la pop commerciale mondialiste, alors que je me revendique aussi comme un mélomane curieux et ouvert, pas vraiment enclin à la trivialité des faiseurs de tubes.

Tu parles.

C’est peut-être parce que son nouvel album s’appelle MDNA et que le moment est venu de parler de mon addiction à la Ciccocaïne.

C’est peut-être aussi parce que, pour une fois, presque rien de ce que j’ai lu ne correspond réellement à ce que j’en pense.

C’est peut-être enfin parce que chacun de ses albums a accompagné une tranche de ma vie et que j’ai envie de détailler la recette qu’elle me sert en 2012, celle que je vais avaler pendant les mois et les années à venir, jusqu’à l’écœurement.

Tout a déjà été écrit à propos de MDNA, entre manifeste de son règne sur la pop depuis 30 ans et tentative pathétique de come-back sur les terres labourées par Lady Gaga. Je ne pense pas que la question se pose de cette façon : Madonna, par sa carrière et le personnage public qu’elle a développé, n’a plus rien à prouver. Michael Jackson et Whitney Houston enterrés, elle est la seule superstar des années 80 encore en exercice qui parvient à la fois à susciter un intérêt médiatique et à déplacer les foules. Autre survivant et ancien collaborateur du temps de Like A Prayer, Prince est un peu à part, retranché dans une posture alternative (si le qualificatif est pertinent pour un artiste de sa carrure) qui intrigue plus qu’elle ne passionne. Mais c’est une autre histoire, j’y reviendrai peut-être un jour.

Cet album porte bien son nom. La dame répète à longueur d’interviews qu’il s’agit d’un “triple entendre”, ce qui dans la langue d’Elvis, signifie “jeu de mots à trois sens”. Au premier degré, une mode venue de l’underground électro qui, de MSTKRFT à SBTRKT, s’amuse à supprimer les voyelles, genre “t’as vu mon blaze comme il est classe ?”. Sauf que, là, on vire un N, on garde un A, c’est un peu boiteux et MDNN aurait été foireux de toute façon. (Kylie Minogue est aussi une copieuse : pour ses 25 ans de carrière, le projet s’appelle K25.) Flickr et Tumblr sont sur la même ligne, c’est du branding 2.0. Mine de rien, la doyenne a encore du flair. Ou de bons conseillers.

Au deuxième degré, un simple changement d’initiale qui ne trompe personne : Madonna = gay fanbase = clubbing = drogue pour danser jusqu’au petit matin. Cliché et ringard, ce raisonnement s’appuie sur une histoire longue de trente ans entre la noctambule du New York post-punk et la communauté homo qui le lui a toujours bien rendu. En 2005, sur Confessions On A Dance Floor, c’est par une approche disco, queer et fun, ambiance Abba et boule à facettes, qu’elle avait appâté du pédé. Aujourd’hui, c’est un peu dommage que ce lien, bâti sur des prises de positions honorables d’un côté et la fidélité de l’autre, soit réduit à cet (ego) trip facile. Mais elle affirme aussi en ce sens que la came, c’est elle. Et Madonna, c’est de la bonne.

Au troisième degré, le “Madonna DNA” (ADN en anglais), et c’est là que ça devient intéressant… A peu de choses près, chaque chanson de MDNA sonne comme le remix d’un morceau existant. Là où la plupart des critiques cherchent le marquage à la culotte de Lady Gaga, Madonna s’est contentée de resservir sa bonne vieille soupe. L’album manque peut-être de surprises, il est conçu comme un best-of où chaque auditeur retrouve son hit préféré, remis au goût du jour. Le premier single Give Me All Your Luvin’ est une version accélérée de Like A Virgin ; I’m Addicted est un reboot après chirurgie esthétique de Rescue Me ; I’m A Sinner fait un mash-up de Human Nature avec Ray Of Light ; I Don’t Give A peaufine le brouillon qu’était American Life ; l’intro de Girl Gone Wild, premier titre de MDNA, reprend exactement Act Of Contrition, l’outro de l’album Like A Prayer, alors que les couplets pompent allègrement Hung Up… Au lieu de courir après les jeunettes qui lui doivent tout, elle s’auto-cite (elle l’a toujours fait) : on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Certains clins d’œil sont subliminaux : seule Gang Bang semble sortir réellement du lot. Ce morceau épique affiche une agressivité meurtrière jusque là quasiment absente des textes de Madonna, si l’on exclut le prurit R&B Revolver (au refrain inoubliablement poétique “My sex is a killer, do you wanna die happy ?”) et le bonus track Beautiful Killer, étrange hommage à Alain Delon dont elle s’imagine la victime consentante, flingue dans la bouche pour qu’elle se taise. Mais on retrouve tout de même sur Gang Bang des réminiscences du travail de Mirwais, des sonorités datées qui ont fait la triste renommée de l’album Erotica et le beat “techno de backroom” entendu sur les milliards de remixes produits depuis 20 ans. Autrefois, elle chantait les amours déçues et les amants indécis ; aujourd’hui, elle pourchasse son ex en enfer pour le buter une deuxième fois. On est loin de la plénitude zen affichée à l’époque Ray Of Light, de l’introspection mystique période American Life et de l’hédonisme fédérateur qui parcourt son œuvre depuis Everybody, son tout premier single. Ce traitement sombre et trash du thème de la rupture révèle une psychologie de pétasse vengeresse, en décalage avec la sagesse dont elle se pare sur d’autres titres.

Pied de nez au poncif de la presse musicale qui attend toujours “l’album de la maturité” de la part d’un(e) artiste confirmé(e), MDNA est un disque de crise d’adolescence. Rien d’étonnant étant donné l’âge de moins en moins assumé de la chanteuse. Elle affirme crânement qu’elle est ceci (une fille qui se lâche sur Girl Gone Wild), cela (autocritique jusqu’à l’excès sur I Fucked Up), ou tout simplement la reine, d’après le rap de Nicki Minaj sur le final grandiloquent de I Don’t Give A. Oubliées la politique et les valeurs morales. Tombé le masque de confiseuse qui avait farci ses loukoums de sous-entendus mielleux sur l’album Hard Candy. En 2012, Madonna veut entendre le nom de son amoureux pour la montée que ça lui provoque, peu importe ce que lui ressent pour elle. Elle n’invite plus les gens à danser avec elle. Elle ne veut pas s’expliquer, comme elle le clame sur Turn Up The Radio.  Elle veut seulement prendre le volant, se tirer très vite et très loin en écoutant de la merde très fort. En voiture Ciccone !

Elle ne sera pas toute seule, j’ai pris la place du mort (par overdose).

“Guilty pleasure”. That’s how you put it in English.

I’m basically coming out as a Madonna fan today. Playpause never quite made room for the Queen of Pop, except here and there. I like to present myself as a serious music listener. Serious in the sense that I keep my ears wide open, that I can talk for hours about pop or soul or jazz or disco history and that I don’t indulge in Top 40 hits.

You wish.

Time has come for a proper critique of MDNA. I already read a lot about the record, but didn’t find the spot-on review. Every writer, every blogger seems to be investigating the Madonna case as if she was already dead and buried under the mounts of Lady Gaga. But, hey, hasn’t Madonna been there for 30 years when la Gaga is already struggling to keep relevant? Madonna has nothing to prove : after Michael Jackson’s and Whitney Houston’s passing, she is the only artist from the 80s that the world still cares about. I mean, the girl has been doing the same job since 1982 (not counting her training years as a dancer or background singer), she never got fired and, even when she flopped or disappointed, people were still raving about her. She’s Queen Elizabeth II, Steven Spielberg and Coca-Cola at the same time.

So, what’s to expect from MDNA? Just another Madonna record, actually. I don’t subscribe to the point of view that Madonna is a groundbreaker. She probably never really was one for real. Musically speaking, she’s not a trensetter but a trendsurfer. She’s a smart chick, she has flair, she’s greedy and a dominatrix. She’ll do what it takes to make a scene and buzz the headlines. She’s picked Nile Rodgers to compete with Diana Ross, Debbie Harry and David Bowie, who were confirmed pop acts. She’s hired Lenny Kravitz when Lenny Kravitz was writing lusciously good songs. She’s sucked up Björk’s work when Björk was still a London clubkid. She’s prostituted Mirwais to show that music can make the bourgeoisie (her) and the rebels (him) come together. She’s sampled Abba to hammer the fact that she’s been updating the disco genre for 30 years. She’s hastily teamed up with Pharrell Williams, Timbaland and Justin Timberlake to set herself free from her (former) record company and still managed to put the biggest tour ever for a solo artist out of a bleh album.

In 2012, she’s using the same old recipes. But she’s nipped and tucked them in order to make them sound anew, just like she’s been doing plastic surgery quite gradually for the last 10 years in order to look ageless. But, she’s not fooling anyone and, as she sings on MDNA, she doesn’t give a fuck. Madonna is Benjamin Button, Madonna is the daughter of her own daughter Lourdes. MDNA is the slicker, more condensed version of everything you like about Madonna. MDNA is genetically modified Madonna (the first album). MDNA is the answer to the question Who’s That Girl ?. MDNA is Like A Prayer faithless. MDNA is radio-friendly Erotica. MDNA is Ray Of Light at the club. MDNA is auto-absolved Confessions On A Dance Floor.

Full of self-references, the album sounds like a remix of her past hits. Give Me All Your Luvin’ is Like a Virgin ; Girl Gone Wild tells the same story as Burning Up ; the probable next single Turn Up The Radio enhances Holiday and Where’s The Party with more volume and sound compression ; I’m Addicted redoes Borderline and Rescue Me in a cruder, self-conscious way ; I’m A Sinner mashes Human Nature up with Ray Of Light. Et cætera. Nothing too surprising, everything so familiar.

She has left off the political statements and she pretends to be sorry for the pain she’s caused. But at the same time, she pictures herself as a witch descending to hell to kill her ex twice just because she feels it would be fun. Lyrical consistency was never her thing (neither grammar, by the way). 20 years ago, she needed to “justify her love” but now the talking is over. She just needs to dance, on her own. Her divorce with Guy Ritchie is obviously one of the themes of the record, but she doesn’t even try to make it sound authentic. She just fuels her pop songs with stories that people think they need to hear from her. On Gang Bang, she takes an unapologetic and immature revenge whereas, on I Fucked Up and Best Friend, she longs for the lost love. Tell me about steadiness.

So MDNA is a record about teenage crisis, the ultimate ego trip. It’s about coming out as she is: a megalomaniac persona who enjoys dancing wildly, bitching about everybody else and pretendig to be a lady at heart. Whereas the first album and American Life remain my favorites, MDNA is already the soundtrack of the months to come. Time has passed since Lou Reed sang about waiting for his man to provide the dope. Madonna IS the drug, she doesn’t need anyone or anything to get high on herself. Me neither.

Lady Madonna, children at your feet,
Wonder how you manage to make ends meet.

Tomorrow’s your dream

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Wanna hold me, wanna kiss me, wanna do it to me

1. Gordon Lovers (remixed by Lefto & Krewcial) : Dexter Gordon 2. To Be With You (Al Kent edit) : Jimmy Sabater 3. On A Mission : The House Nerds 4. Raw Nuts : Sleep D 5. New Life : Jeremy Glenn 6. Cruisin’ (Extended Version) : Zimmer 7. Shooting Love (Blackstrobe Remix) : Mustang 8. Don’t Stop : Ish 9. I Heard It Through The Grapevine (Mischief Brew Re-edit) : The Slits 10. Sexy Sexy Sexy (Slow Version) : Jeanette “Lady” Day 11. Sandy Beach : Johnny Hackworth’s Caribbean Sound 12. They Say/Shangrila (feat. Tay Walker) : The Internet 13. Treehouse : Ifan Dafydd 14. Fairy Tale : Taku 15. Unconditional (feat. Alicia Olatuja) : Michael Olatuja 16. Life Depends On Love : Bert Jansch 17. Crazy : Willie Nelson

Playpause presents SPRING SELECT 2012

Refleurir et reverdir,
et aussi un peu vieillir.

(Music selection and cover design by PlayPause)

Can’t we break all the rules for a while

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If someday we all go to prison for downloading music, I just hope they'll split us by the music genre.
2012 a bien commencé, enfin, pas pour tout le monde. Kim Dotcom (rien que pour ce pseudo ridicule, foutez-le en prison) pensait sans doute que ce serait l’année de son accession au titre de Steve Jobs 2.0, mais le FBI a préféré le crucifier avant même qu’il essaie. Enorme coup de communication de la part de cette institution qui aurait pu se contenter d’un mandat d’arrêt, d’une inculpation pour trois cents millions de motifs criminels et faits délictueux, mais non, il a fallu frapper encore plus fort, jeter le mec en tôle et saisir ses biens comme si c’était le boss d’un cartel colombien. Beaucoup l’ont dit et j’y souscris : Megaupload était indéfendable, même si tout le monde y a trempé sa souris un jour ou l’autre. Mais comme l’a fait remarquer @simoneduchemole : « Les américains, pour fermer Megaupload ils sont très forts, mais pour fermer Guantánamo il n’y a plus personne« .
Deux poids, deux mesures.
Quels intérêts si importants ont exigé le déploiement de tels moyens policiers autour du monde ? L’industrie de la musique, du cinéma, de la télévision, de la presse et de l’édition même (oui, oui, on peut même télécharger le pdf de « Internet pour les Nuls » illégalement) sont en crise, le raccourci facile est d’accuser le développement des cyberlockers que ni Hadopi ni l’IFPI n’ont le droit de surveiller ou de contrôler. Naguère, c’était les échanges de torrents et le peer-to-peer. Avant, c’était les graveurs de CD. Encore avant, les magnétoscopes, les magnétophones, les bootleggers qui reproduisaient des vinyles pirates, les faussaires qui contrefaisaient Van Gogh ou Monet. Si l’on remonte le cours de l’histoire de l’art, on trouvera toujours une bande de petits malins qui se sont affranchis des contraintes technologiques, légales, voire morales, au nom de la diffusion de contenus culturels, souvent intéressée. Sans parler des simples voleurs, qui n’ont besoin que d’un peu de doigté et d’audace pour acquérir sans frais le dernier Mylène Farmer ou « Tire-m’en deux, c’est pour offrir » de San Antonio.
Contenus ou produits ? C’est bien là le cœur de la question : contrairement au vin, au pain et au Boursin, les contenus n’ont de la valeur qu’aux yeux de ceux que ça intéresse. Les produits, en revanche, ont de la valeur pour ceux qui les produisent. On n’est pas prêt à mettre la même somme selon que l’on cherche une musique pour emballer les gonzesses ou que l’on gère les stocks pour faire monter les prix. La digitalisation devait mettre un terme à cette pénurie organisée, et on y était presque arrivé : Internet, notamment grâce à une myriade de blogs patiemment nourris et entretenus, était bel et bien devenu la banque mondiale de la création, une archive en expansion permanente où presque tout était accessible moyennant un abonnement à un FAI.
D’où l’indignation générale, bien légitime : ceux qui paient (parfois cher comme aux USA) pour avoir accès à ce cybermarché ne comprennent pas pourquoi il faut payer en plus pour consulter le contenu, voire le sauvegarder sur disque dur. Comme si on payait un droit d’entrée à la porte de Carrefour avant de passer à la caisse pour un baril de lessive : la double peine. D’où l’embarras des politiques qui ne savent pas comment légaliser ce transfert d’argent (avant on payait le disque, maintenant on paie la bande passante, autrement dit le droit de passage, au portier). D’où la panique dans les grands groupes audiovisuels qui n’ont pas compris (ou qui font semblant de ne pas avoir compris) qu’il est indécent de facturer (presque) aussi cher un fichier que le support physique (déjà une arnaque en soi, mais c’est une autre histoire) ou que l’expérience poétique d’une séance de cinéma. D’où l’hypocrisie des agences de pub qui se gavent sur la promotion de ces produits culturels mais aussi sur la concurrence entre fournisseurs d’accès et services en ligne. D’où la gêne de la presse spécialisée qui vit notamment des dites campagnes, alors que les journalistes téléchargent à tout va « à des fins documentaires ». D’où la fracture numérique entre la génération des digital natives et celle des consommateurs de bien matériels : le retour en arrière semble impossible, mais ce sont, pour l’instant, toujours les anciens qui dictent leur loi sur ce nouveau continent. Internet devait nous faire gagner du temps et de l’argent. En fait, ça nous prend tout notre temps et c’est un prétexte pour nous prendre aussi plus d’argent.
Kim Dotcom avait un autre plan en tête, qui menaçait de renverser le modèle vacillant. Pour peu que l’on se soit intéressé aux différentes formules d’abonnement à Megaupload ces derniers mois, le lancement de Megabox était imminent. Ce n’était pas un plan machiavélique et secret, simplement un énorme coup de pied sur le point d’être mis dans les couilles de la fourmillière (voir le clip de promo avec Kanye West et Kim Kardashian, un teaser WTF). Un raccourci entre créateurs et internautes faisant fi d’iTunes, de Spotify ou de tous ces abonnements premium qui (à mon avis) ne servent pas à grand chose (à part faire des profils d’utilisateurs, découper en tranches les modes de consommation et inciter à rester pas loin d’un écran qui affiche des bannières). Je ne dis pas non plus que cela aurait été la solution à tout, mais au moins une tentative de mettre en ordre les usages sans spolier ceux qui travaillent ou créent. Ajoutez une petite taxe sur les revenus générés par ce service, et tout le monde aurait pu y trouver son compte.
Mais la crainte de voir les positions dominantes des industries cuturelles remises en cause a été trop forte, et les agissements fort peu honorables de Kim Dotcom et ses potes auront été l’excuse toute trouvée pour les faire tomber, sous les ricanements des Anonymous les plus implacables. N’est pas Julian Assange qui veut. D’autres sites vont prospérer sur les cendres de MU, sans que cela ne fasse avancer le débat d’un pouce : pas plus tard que le week-end dernier, à l’occasion d’un anniversaire en famille, les bons plans s’échangeaient entre jeunes et moins jeunes, la grand-tante affirmant que « si je peux pas suivre la fin de la saison de The Good Wife, je sais pas ce que je vais devenir ».
Tandis que l’on voit s’étioler, du moins pour un temps, l’eldorado des contenus, quelles perspectives avons-nous ? La licence globale, une idée séduisante, est au fond inapplicable. Il faudrait déployer des moyens considérables de traçage des contenus, et résoudre tout un tas de questions philosophiques pour faire en sorte qu’elle soit moins invasive sur le plan de la vie privée qu’Hadopi et plus juste que la répartition SACEM. Les modèles émergents (streaming, abonnements, catch up, VOD…) ne règlent aucunement la question du piratage.
De la créativité et l’envie de rompre avec les schémas construits depuis un siècle sont nécessaires pour embrasser la dématérialisation des contenus « in a material world » : comme le chante China Moses, comme l’a chanté sa mère avant elle, can’t we break all the rules for a while? 

Probably PlayPause’s most extensive post, that develops my points of view regarding Megaupload and the Kim Dotcom case. But, long story short, here’s what I mean: music was never materialized to begin with. Prehistoric musicians never thought they could make a living out of their art, they probably never wanted to. Most post-cyber revolution artists won’t get rich either with their creation, but they’ll buy houses and pay for their childrens education with daytime jobs, endorsement deals and modelling contracts. Not that I find it exciting, life would be more fun and the world a better place if we could all just paint and dance all day long. Anyway, cultural industrialism has almost nothing to do with the primary purpose of artistic creation and performance.
Enough said. I’d rather introduce China Moses‘s song, Bad For Me, from which the title of this post is taken. The track written in 1979 for her mother, Dee Dee Bridgewater, was originally a charleston/disco album opener made famous by the Larry Levan 12″ mix (available on YouTube, but absurdly muted). It was turned into a lush and infectious groove reminiscent of Diana Ross’s Love Hangover, in 1996. I love this version and had to search my CD collection to hear it again.
And it helps soften my very serious and radical statement: as long as soul singers can make uplifting tunes about bad romances, I’ll be fine with this industry’s greed.
Almost.

China feat. Dee Dee Bridgewater – Bad For Me

Si tu changes une lettre à Dotcom,
ça fait Dotcon.

Be my best

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Best everything:
Metronomy – The English Riviera

Everything is right about this album: the music, the words, the vocals, the album title, the cover, the tracklist order, the videos, the bonuses, the remixes. Very 2011. Continue reading

Let Me Hear That Song

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1. HOMMAGE A LA SODOMIE (JOASH REMIX)  ∙  MARTIN PATINO  ∙  2. HOW DEEP IS YOUR LOVE (POPULETTE REMIX)  ∙  THE RAPTURE ∙ 3. SPACE RUBBISH THEME  ∙  DATASSETTE ∙ 4. BEAM ME UP   ∙  MIDNIGHT MAGIC ∙ 5. DO IT (‘TIL YOU’RE SATISFIED)  ∙  B.T. EXPRESS ∙ 6. SOMEBODY ELSE’S DREAM  ∙  COMPTON FEAT. KAFELE ∙ 7. HOT SPACE  ∙  SEAHAWKS ∙ 8. SI ME FALTARAS TU  ∙  LOS TERRICOLAS ∙ 9. TAK DERAKHT ∙  KOUROSH YAGHMAEI ∙ 10. LITTLE MAN (CHICO MANN REMIX)  ∙  LITTLE DRAGON ∙ 11. I GOT WHAT YOU WANT  ∙  MARY JANE HOOPER ∙ 12. (IF YOU’RE GONNA) BREAK ANOTHER HEART  ∙  CASS ELLIOT ∙ 13. I WANT TO THANK YOU (DJ COLOURZONE ORIGINAL VERSION EDIT)  ∙  ALICIA MYERS ∙ 14. LOOK AHEAD (SHUYA OKINO RE-EDIT)  ∙  SHUYA OKINO FEAT. N’DEA DAVENPORT ∙ 15. TEAMS 303  ∙  BOY MTN

WINTER SELECT

All I want for Christmas
is a good beat.

(Music selection and cover design by PlayPause, original picture by Soda O)

Comme un boomerang dans ta face

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"Le garçon qui a le don d'invisibilité"
C’est décidé, il faut que j’intervienne. Bullshit police à l’attaque ! Je viens à l’instant de recevoir la newsletter de Mercury pour la promo de From Gainsbourg to Lulu, hommage du lardon au daron (on est loin de l’album dit « de la maturité »), qui commence par « On avait quitté Lulu, fils et dernier enfant de Serge en 1988, à 2 ans, lorsqu’il avait rejoint son père sur la scène du Zénith de Paris…« . Hé bien non, les gars, désolé, vous nous prenez une fois de plus pour des truffes.
Si ce disque est bel et bien le premier album du dernier rejeton du grand Serge, le « p’tit Lulu » a commencé sa carrière discographique en 2001, lorsqu’on célébrait les dix ans de la mort de Gainsbourg. Alors adolescent, il avait sorti un duo enregistré avec sa mère Bambou, une reprise (déjà) de Ne dis rien, créé en 1967 par Anna Karina et Jean-Claude Brialy.
Ça lui avait valu un peu de presse, ses premières séances photos, tandis que la douairière de Gainsbarre squattait les plateaux télé pour dire du bien du défunt et faire écran devant le fiston. Trop timide, trop embarrassé par la légende parternelle, trop à l’étranger (il étudiait la musique aux USA, si je me souviens bien)… C’était touchant, œdipien et vaguement sulfureux, mais oubliable. D’ailleurs, tout le monde a oublié.
Ce n’est pas la première fois que la promo autour des célébrations gainsbourgeoises s’empêtre dans une réécriture ignare et foireuse de l’histoire : début 2011, au moment de la réédition d’une intégrale de plus en plus intégrale, on nous avait fait croire à un inédit inouï, Comme un boomerang, chanson écrite en 1975 pour la participation de Dani à l’Eurovision, rendue célèbre en 2001 (anniversaire toujours) grâce au duo enregistré avec Etienne Daho. Sauf que le titre se trouvait déjà sur le CD bonus de l’intégrale paru en 2001 (sur lequel on trouvait aussi La noyée, qui sera repris quelques années plus tard par Carla qui n’était alors que Bruni, à grand renfort d’annonces trompeuses, pompeuses et pompières)…
Tout ça pour faire la promo d’un énième disque modasse de reprises mouligasses, sur lequel le fils à papa réussit l’exploit de chanter avec moins de coffre que Jane, Charlotte et Bambou réunies (et pourtant, je les aime, surtout la première), avec un tracklist qui néglige les presque 500 chansons pour retenir les sempiternels « jolis » tubes sur des arrangements tartignoles, et qui se fourvoie dans le people le plus neuneu (Scarlett Johansson, Ayo, Mélanie Thierry, sans parler du duo Vanessa Paradis / Johnny Depp sur la Ballade de Melody Nelson).
Justement, pour rouvrir le dossier Melody, on continue en anglais…

Dead Man 1 vs. Dead Man 2, who’s the toughest, who’s the bravest, who’s the most scandalous, who’s the one you’d rather revive? Funny how two posthumous projects involving chanson française legends have come out the same week. Or maybe it’s not funny, it’s just business: Serge Gainsbourg died 20 years ago, so the marketing has been intense.
On the left, we have the deluxe reissue of L’histoire de Melody Nelson, which has already been deluxe-reissued a couple of times. Whatever, this year, it comes with a great bonus: the Melody Nelson sessions. Alternate takes, instrumental versions (on En Melody, the unedited electric violin solo by Jean-Luc Ponty is quite something), rejected lyrics, even a unreleased track, Melody lit Babar. (This song is actually not 100% new to aficionados, since an instrumental adaptation for a Martini commercial was already featured on the bonus CD from the 2001 « complete works » boxset.) It is great to hear this masterpiece in the making, with Serge Gainsbourg’s instructions to the studio engineer for example. And it reminds of how brilliant this album was, back in 1971.
On the right, we have L’homme à tête de chou covered by Alain Bashung, after the 1976 Serge Gainsbourg concept album. Originally recorded as Jean-Claude Gallotta’s ballet soundtrack. I guess it was at first used during the rehearsals, as Bashung was supposed to perform his vocal parts on stage. But his solo works and his health condition prevented him from doing so, before his passing away in 2009. The show was a great success and its music caused much discussion, acclaim and wonder. Universal, record company and publisher for both artists, couldn’t miss the opportunity of milking these two defunct superstars, so the 2006 tapes have finally found their way to digital and CD retailers for the macabre celebration.
Last year, I saw the show and was enthralled by the dance rendition of this noirish love story / crime of passion. Not being a fan of Bashung, I turned out to be also quite seduced by the adaptation: though very faithful to the original, it sounds sometimes like an imitation, sometimes like a softer, muffled version of Gainsbourg’s « cabbage-headed man ». Now that the album has been officially released and that the memory of the performance has started to vanish, I perceive that some records by Gainsbourg are not intended for anyone else. L’homme à tête de chou is one of them, despite the overwhelming promotion and the beautiful Variations sur Marilou video. Who knows if Gainsbourg would have enjoyed the contemporary jazz fusion textures and light electronic interventions?
In 1982, they had collaborated on Bashung’s Play Blessures,
which helped the rocker’s popularity. But the album hasn’t aged well
and isn’t, to my ears, a proof of their artistic propiquinty. They had in common an iconic status, a poetry of their own, booze and chicks, nevertheless, their
music never touched the same audiences. Gainsbourg made it to the top list of
international pop wizards and influencers, Bashung « only » saved French rock. Good for him, but not good enough.
Dead Man 1 wins!

Serge Gainsbourg – L’amour à la papa

Et là-bas, écris-moi, dis-moi, dis-moi
Si on fait l’amour à la papa


Serge Gainsbourg

(picture taken from All Pictures Media)

Retour aux sources

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Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais PlayPause avait disparu. La faute à la crise (sans doute) : l’hébergeur a mis la clef sous la porte, est parti sans laisser d’adresse en débranchant le serveur, comme ça, du jour au lendemain, façon « Méga-surprise ! », ne me laissant pour seul interlocuteur qu’un peu loquace mailer-daemon et pas de sauvegarde à jour.
C’est donc presque tel quel que PlayPause revient. On n’en est jamais qu’à la sixième ou septième version depuis 2004, ce qui, à l’échelle du web, n’est tout de même pas grand chose. Juste un petit lifting, pas la
grande transition. Les hormones HTML5 et les changements
identitaires (Dotclear vs WordPress), ça sera pour une autre fois…

Pour fêter ça, une petite sélection d’une heure pile qui nous ramène aux balbutiements thématiques de ce blog : RadioLala, vaguement kitsch, joyeusement niaise, simplement légère. Parce que si on ne se met pas tous à chanter « lalala » à l’approche de l’hiver, je ne vois pas comment on va y arriver…

After a short technical hiatus, PlayPause is back with a new URL (now .fr), a slightly revamped design and (almost) clean archives. Links in previous posts have been removed, but are still available on request.

I’m glad to introduce the new installment in the RadioLala series. Even if I haven’t been publicly working on this thematic selection for a very long time, my ears are always chasing lalalas when I hear new tracks.
Here, you’ll get Nippon human beatboxing, a bossa nova interpretation of croaking (which undisputedly falls into the lala category), funky shouts, Spanish pop objections, groovy vocal overdubs, more Japanese whispered chewing, chorusing damsels à la Atom Heart, jazzy French polyphony, a restless disco lullaby (I’m not sure it would « rock » anyone to sleep, though), a jolly schoolyard ensemble, the most hilarious chipmunk lala ever in English pop history, more Iberian shalalalala-ohohs, a house anthem that will make you dance and sing, gypsy heartthrobs, a romantisch ballad which has incredibly grown in me (probably because I don’t get a word in German), one of Randy Newman’s first hits sung in Doo-wop style, and finally soulful murmurs from Philly…
Very easy listening indeed, even easier singing.

La-la means I love you, and many other things

1. Introduction ~ Halcali ∫ 2. A Rã ~ João Donato ∫ 3. Look Ka Py Py ~ The Meters ∫ 4. No, No, No ~ Los Pops ∫ 5. Magic Tubes ~ Chris Joss ∫ 6. Sweats ~ Eater ∫ 7. Magnifique (I’m Going Out Of My Head) ~ Erik Satin ∫ 8. A Night In Tunisia ~ Les Double Six ∫ 9. Lalabye ~ D-R-U-M ∫ 10. Spicks And Specks ~ The Richard Hewson Orchestra with Children from Corona School ∫ 11. Uptight Basil ~ Pete Dello & Friends ∫ 12. Un Rayo De Sol ~ Los Diabolos ∫ 13. Bum Bum ~ Chacho ∫ 14. Lala ~ Danism featuring Heidi Vogel ∫ 15. Worte ~ Gilla & Seventy Five Music ∫ 16. They Tell Me It’s Summer ~ The Fleetwoods ∫ 17. Ain’t No Time Fa Nothing ~ The Futures

RadioLala

La-la means I Love You, and many other things
in baby language.

(Music selection and cover design by PlayPause)

Haul us all away

Standard

lightpainting.jpg

1. Touch The Ceiling With Your Toes – Benji Boko ★ 2. Magic Lover – Cinnamon Chasers ★ 3. Big Brown Eyes – Benny Sings ★ 4. Robot Armasar Attack – Gojira Vs. Liviu Vasilica ★ 5. Baltimore (Ex-Friendly re-edit) – Nina Simone ★ 6. The Cold In You (feat. Soundmouse) – Phaeleh ★ 7. Gabriel (feat. Valentina) – Joe Goddard ★ 8. Good Love (original mix) – Sleepyhead ★ 9. Somebody’s Watching You – Little Sister ★ 10. A Day In The Life – Chocolate Snow ★ 11. I’ll Take Care Of You – Bobby ‘Blue’ Bland ★ 12. What My Last Girl Put Me Through – Nicolas Jaar ★ 13. All Your Goodies Are Gone (feat. Mayer Hawthorne . Shigeto remix) – Dennis Coffey ★ 14. Lift Me Up (feat. Laura Jackson . A Tom Moulton mix) – Cool Million ★ 15. Can You Handle It (remix) – Sharon Redd ★ 16. Island (feat. Caro . Noze remix) – Dapayk & Padberg ★ 17. North – Dirty Gold ★ 18. Bye Bye Papaye – Antena

Automne Select ★ 2011 ★

La changement dans la continuité

Le changement dans la continuité.

(Music selection & cover design by PlayPause)

Hundredth

Standard

logo_covers_mashups_heavysamples_interpolations.jpgPlaypause reaches 100 posts!
Never thought I’d keep blogging for such a long time, even if it has become something that I only do from time to time.
So when I started selecting tracks for a lovely young lady turning 8 (almost Playpause’s age), I thought I’d celebrate both events with a special compilation, made of covers, mashups, samples and interpolations. Because I’ve been playing the « par-3 covers blind test » with her father from when she wasn’t born.
And because on traditional Playpause seasonal « selects », there are always a couple of them.

#covers bring out the best of a song and of a performer, #mashups demonstrate how timeless pop music can be, #heavysamples prove that good sonic ideas are good and #interpolations are a fun game to play.

I could have selected dozens of other songs, of course. But these ones have been with me for a few months or a few days. They just sound 2011 to me.

1. Girl In Shades – Marie-Christine #interpolation #adaptation (Sunglasses At Night – Corey Hart)

2. Je Fume Pour Oublier Que Tu Bois – Keren Ann #cover (Alain Bashung)

3. What You Doing This For? – Florrie #heavysample (Little Bit Of Feel Good – SALM feat. Adam Joseph #cover [Jamie Lidell])

4. Overprotected – Joan As Police Woman
#cover (Britney Spears)

5. Jimmy Jimmy – Born Ruffians
#cover (Madonna)

6. I’m Diggin’ You (Like an Old Soul Record) – Geoffrey Williams #cover (Me’Shell NdegéOcello)

7. Love Dancing – Arthur’s Landing
#interpolation (Is It All Over My Face – Loose Joints)

8. Jamaican Boy (dub Version) – The Bombist presents Brisa Roché feat. Lone Ranger
#cover #adaptation #dub (Estelle feat. Kanye West #heavysample [Impatient – Will.I.Am])

9. Water No Get 8-bit Enemy – Nick Nielsen
#cover (Fela Kuti)

10. Up In The Cotton Club (Okiokinl mashup) – Beyoncé vs. Duke Ellington
#mashup (Singles Ladies (Put A Ring On It) – Beyoncé vs. Harlem Airshaft– Duke Ellington)

11. Mr. Summertime – Circus
#cover #adaptation (Une Belle Histoire – Fugain & le Big Bazar)

12. Eleanor Rigby – Lord Sitar
#cover (The Beatles)

13. Ode To Billie Joe – Nancy Wilson
#cover (Bobbie Gentry)

14. Suicide Is Painless – Pizzicato One feat. Roger Nichols & The Small Circle Of Friends
#cover (The Mash)

15. Preciso Aprender A Ser Só – Tim Maia
#cover (Marcos Valle)

16. California Dreamin’ – Bobby Womack
#cover (The Mamas & The Papas)

17. Rolling in the Deep – John Legend
#cover (Adele)

18. Sour Times – Marsha Ambrosius
#cover (Portishead #heavysample [Danube Incident – Lalo Schifrin])

19. Amymagine – John Lennon vs. Amy Winehouse
#mashup (Rehab – Amy Winehouse vs. Imagine – John Lennon)

20. Intro Again (Production Unit mashup) – Aaliyah vs. The XX #mashup (Try Again – Aaliyah vs. Intro – The XX)

21. Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Finale) – The Bee Gees, Paul Nicholas, Peter Frampton, Sandy Farina, Dianne Steinberg, Stargard, Donald Pleasance, Jar MacIntosh, John Wheeler, Steve Martin, Earth, Wind & Fire, Frankie Howerd, George Burns, Alice Cooper, Aerosmith & Billy Preston
#cover #adaptation (Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Reprise) – The Beatles)

#covers#mashups#heavysamples#interpolations

Sortez couverts.

(Music selection & cover design by PlayPause)